Kaffeine : périphérique audio non disponible

ÉDIT du 26/01/2012 à 14h00 : De nouvelles versions des paquets libxine* ont été poussées dans les dépôts testing de Debian aujourd'hui. Ceux-ci résolvent le problème énoncé ci-dessous sans aucune intervention de l'utilisateur.
Fin de l'édit

ÉDIT du 10/12/2011 à 17h40 : De nouvelles versions des paquets libxine* ont été poussées dans les dépôts testing de Debian. Ceux-ci ne résolvent toujours pas le problème et l'astuce présentée ci-dessous reste de rigueur.
Fin de l'édit

ÉDIT du 16/10/2011 à 19h40 : Comme suggéré dans les commentaires, j'ai soumis un rapport de bug concernant ce problème à l'équipe Debian/KDE extras. Je ne suis pas satisfait par ce rapport de bug malgré le fait de m'être renseigné sur la démarche à suivre mais c'est mon premier ... Puis, je me suis aperçu qu'une solution a été trouvée depuis le 10 octobre : DVB video & sound problem Kaffeine on Wheezy sur Linux Archive. Je l'ai testée et elle fonctionne. Il suffit donc de modifier le fichier ~/.kde/share/apps/kaffeine/xine-config en remplaçant la ligne "#audio.driver:auto" par "audio.driver:pulseaudio" (ou alsa).
Fin de l'édit

Comme vous le savez, j'utilise le logiciel Kaffeine pour regarder la TV (TNT) sur mon Debian GNU/Linux mis à jour avec les dépôts testing (donc je sais à quoi m'attendre).

Depuis la fin de la semaine dernière (probablement le 22/09), le paquet Kaffeine fourni dans les dépôts Debian ne fonctionne plus : il n'affiche plus du tout la vidéo et affiche parfois un message "périphérique audio non disponible" lorsque l'on zappe sur n'importe quelle chaîne. Dans tous les cas, il n'y a jamais d'images ni de son.

Je me suis très vite dirigé vers un problème dans les paquets Debian puisque j'avais vu, lors d'une mise à jour de mon système réalisée le 22/09 au soir, que les paquets libxine* allaient être mis à jour sur mon système. Or, je sais que la libxine est une dépendance nécessaire à Kaffeine.

Je vous passe les différentes méthodes que j'ai essayées sans succès (utiliser le dépôt unstable au cas où cela soit corrigé, essayer le dépôt stable, ...) pour vous présenter la méthode qui fonctionne : utiliser les dépôts snapshot.

Les dépôts snapshot sont des instantanés (= des images à un instant donné) des dépôts Debian. Ils permettent d'obtenir, toujours via apt, une ancienne version d'un paquet. Ils sont préconisés dans le cas de problèmes liés à une mise à jour.

Après tâtonnement, il s'avère que le dépôt snapshot du 21/09 et du 22/09 ne fournissent pas une dépendance nécessaire à Kaffeine (libxine1-ffmpeg). En revanche, aucun problème avec le dépôt du 20/09. C'est donc lui que nous allons utiliser.

Si vous avez déjà une version de Kaffeine installée, pensez à la désinstaller avant de commencer :

apt-get autoremove --purge kaffeine

Pensez aussi à supprimer les paquets conservés dans le référentiel local :

apt-get clean

Commentez tout votre fichier /etc/apt/sources.list puis et ajoutez-y la ligne suivante :

deb http://snapshot.debian.org/archive/debian/20110920T211952Z/ wheezy main

Ensuite, on lance un apt-get update en précisant l'option "Acquire::Check-Valid-Until=false" qui permet d'éviter le message d'erreur "E: Release file for http://snapshot.debian.org/archive/debian/20110918T212936Z/dists/wheezy/InRelease is expired (invalid since 5h 9min 33s). Updates for this repository will not be applied." :

apt-get -o 'Acquire::Check-Valid-Until=false' update

Enfin, on installe Kaffeine comme d'habitude :

apt-get install kaffeine

On lance Kaffeine et on constate qu'on a la vidéo et le son. Le problème est donc résolu.

Vous pouvez décommenter votre fichier /etc/apt/sources.list et supprimer la ligne concernant le dépôt snapshot.

Néanmoins, si nous ne faisons rien, un apt-get dist-upgrade mettra à jour notre libxine ... dans une version encore bugguée. Nous allons donc geler notre libxine temporairement :

echo "libxine1 hold" | sudo dpkg --set-selections

Ainsi, nous pouvons faire un apt-get dist-upgrade sans problème.

Il faudra toutefois surveiller la sortie d'une version corrigée de la libxine et, lorsque ce sera le cas, lever le gel qui pèse sur elle.

Apprenons le secteur du livre à l’heure du numérique à M. Beigbeder

Hier soir, je me suis abruti une fois de plus en regardant la télévision (Renaud – J'ai raté téléfoot, entre autres 😉 ) et plus particulièrement « On n'est pas couché » sur France 2. Je passe sur le pitoyable débat avec M. Mélenchon en laissant le soin à d'autres de faire le point sur celui-ci pour me consacrer à l'interview de M. Beigbeder.

Durant ladite interview, M. Beigbeder s'en est pris, de manière excessivement agressive, au livre électronique. Comme les chroniqueuses présentes sur le plateau sont du même avis et n'ont émis aucune réserve (et c'est leurs droits les plus stricts), je me vois obligé de répondre à ces attaques ici même.

Néanmoins, je préviens : cela m'énerve de répondre encore et toujours à ces mêmes attaques dont les arguments n'ont toujours pas été renouvelés donc ma réponse sera agressive et incomplète. J'en ai marre que le numérique ne soit pas vu comme une opportunité mais comme l'enfer ! J'en ai marre que les personnes de la communauté internet se fassent taxer de pirates-communistes et autres adjectifs péjoratifs ! Libre à d'autres personnes qui ont encore le courage de répondre à de telles inepties de manière exhaustive de le faire. Je n'aurai pas non plus la prétention de relater le débat qui a eu lieu sur le plateau de manière chronologique.

Avant de commencer, je tiens également à préciser que je suis plutôt neutre dans le débat : je n'ai pas d'actions ni d'intérêts chez qui que ce soit (maison d'édition, fabricant de tablettes électroniques …). Ensuite, je n'ai pas encore succombé aux sirènes de la tablette électronique, pour des raisons indépendantes de ce débat. Je suis donc encore à l'ère pré-numérique, tout comme les personnes auxquelles je vais m'en prendre ci-dessous.

On y va.

Pour résumer : M. Beigbeder est inquiet car il craint que le livre version papier soit en train de vivre ces derniers instants et qu'il n'emporte avec lui le plaisir de la lecture.

Déjà, je ne vois pas le lien entre livre version papier et plaisir de lire. Si le plaisir de la lecture provient uniquement du support, j'ai envie de dire qu'on n'est pas dans la merde et que le plaisir de lire est déjà mort ! Les sensations sont différentes (on ne sent pas les mêmes odeurs, on ne tourne pas les pages de la même façon) mais le plaisir demeure : on est emporté dans l'histoire, transporté dans le monde que l'auteur a construit. Je veux bien admettre que le support peut jouer un rôle chez certaines personnes mais je ne suis pas d'accord pour dire que tout repose sur lui. Tant qu'à faire, je rappelle que les technologies ont évolué et qu'il est largement moins difficile aujourd'hui qu'hier de lire de manière prolongée sur un écran.

En revanche, je suis d'accord sur un point soulevé durant le débat : l'école ne fait plus découvrir aux jeunes le plaisir de la lecture. Elle est, en effet, trop focalisée sur la nécessité de leur montrer qu'à la page X de tel livre, il y a une figure de style. Il faut faire lire les jeunes, vérifier leur compréhension de l'œuvre et ensuite, leur monter comment l'auteur à enrichit son œuvre à l'aide de procédés rhétoriques et pas l'inverse ! Mais là encore, je parle dans le vent … D'année en année, on nous promet des réformes de l'éducation qui ne viennent jamais. Il est vrai qu'il est plus facile d'aller dans le mur … Quand je vois des politiques de gauche me dire que la jeunesse sera leur priorité dans le cas d'une alternance, je me marre ! Et c'est bien dommage.

M. Beigbeder l'assure : la disparition de livre papier est provoquée par le livre électronique ! Après tout, le méchant numérique à tuer l'industrie du disque, alors pourquoi épargnerait-il le monde de l'édition ?

Premier argument : « regardez, vous avez déjà eu du mal à vous procurer certains ouvrages et cela ne va pas aller en s'arrangeant ».

Heu … ouais … l'économie du livre électronique n'est pas encore en plein essor et vous constatez déjà que des ouvrages sont difficiles à se procurer. Ce n'est donc peut-être pas le livre électronique qui tue le livre papier. Tout comme le marché du disque, les maisons d'édition choisissent ce qui sera publié, re-publié ou non et décident de ce fait de la diversité du marché. Certains artistes seront tout bonnement ignorés ou non reconduits. Point !

Le débat s'arrête là sur ce point car je n'ai pas envie d'entendre des arguments tels que « oui mais si les maisons de disque font des choix, c'est qu'elles ne peuvent plus financer toute l'édition à cause du numérique » qui sont hors de propos, totalement faux et pas vraiment nouveaux.

Le deuxième argument est avancé par M. Carlier : avec le livre électronique, on ne peut plus acheter des exemplaires d'une œuvre que l'on a aimée pour en faire profiter nos proches / ceux que l'on aime.

Avant de répondre, je souhaite faire une mise au point : il faut arrêter de nous prendre pour des cons : vous n'achetez pas un exemplaire pour chacun de vos proches : vous faites tourner votre exemplaire. C'est la réponse qui a été faite aux prétendus malfrats de l'internet lors du vote de la loi dite HADOPI. Il est donc naturel que je dirige cet argument sur ceux-là mêmes qui l'ont lancé pour qu'ils puissent constater à quel point cela fait plaisir de le recevoir en pleine face !

Maintenant je vais répondre à l'argument : oui, c'est vrai, on ne peut pas partager son livre électronique. Mais, à qui la faute ? Aux fameux DRM bien entendu ! Ces technologies de mort imposées lors de l'achat d'une œuvre (musique, livre, jeux vidéo, ...) numérique ! En effet, on ne peut plus faire découvrir une œuvre que l'on aime alors que le numérique offre cette chance ! C'est justement cela qui est aberrant : les distributeurs ne profitent pas de cette opportunité et font ainsi trinquer les artistes par leur aveuglement !

Le troisième argument, « le livre électronique va suppléer le livre papier » a déjà été contrasté par M. De Closets sur le plateau. En effet, M. De Closets a rappelé, avec l'exemple du rasoir manuel versus le rasoir électrique que des concepts similaires peuvent coexister voire se compléter sans aucun problème et notamment lorsque l'on touche au domaine du ressenti, du subjectif. Les ordinateurs portables n'ont pas remplacé les ordinateurs « fixes/de bureau » malgré un besoin de mobilité grandissant. Les tablettes et smartphones ne remplaceront pas les ordinateurs classiques. Je n'ai rien de plus à ajouter, tout a déjà été dit sur le plateau.

On arrive à l'argument qui me tue et qui est totalement inédit (sic!) : « il y en a marre de la culture du gratuit ! Les artistes aussi ont besoin d'argent pour vivre » dixit M. Beigbeder.

En premier, il advient de se demander si l'art doit être rémunéré. C'est une question veille comme le monde et un sujet classique de philosophie et on regardera dans le passé pour y répondre. Chacun a son opinion sur ce point et il convient de la respecter.

Ensuite, on constate, une fois de plus, la généralisation qui est faite : on met tout le monde dans le même sac :

  • Oui, il y a ceux qui ne payeront jamais tant qu'ils peuvent avoir l'œuvre gratuitement.
  • Mais il y a aussi ceux qui réclament le juste prix et non pas un prix excessif. Le numérique allège les coûts de production lorsqu'il s'agit de produire en masse. Le conso-acteur veut donc que cette baisse soit répercutée sur le prix de vente. Dans l'attente, il procède à une sorte de boycott des produits qui se manifeste par un téléchargement illégal. Un allégement des prix de vente serait une opportunité de propager la culture à une masse toujours plus importante ! En des termes économiques : l'effet volume compensera la baisse du prix de vente !
  • D'autres réclament une offre attractive : pas de DRM (puisque M. Carlier a souligné, involontairement, leur effet néfaste), une offre adaptée à son temps et aux technologies disponibles (exemple pour un film : sous-titres, HD, VO, …) et une offre qui arrête de se moquer de nous (on reparle des 15 minutes de pub/avertissement anti-copie au début de DVD commercial ?).
  • Il y a aussi les personnes qui ne veulent pas financer un système pourri pour des raisons éthiques. Fut un temps, les artistes étaient récompensés directement, sans intermédiaires qui s'engraissent et les pillent au lieu de les défendre comme ils le prétendent. C'était la belle époque du mécénat. Il faut admettre cette alternative : il suffit de regarder le nombre de systèmes de donation ou de Crowd-funding qui sont de plus en plus utilisés pour comprendre que ce modèle sorti du passé est un modèle d'avenir.
  • Il y a ceux qui militent pour que les œuvres circulent librement, que les idées ne soient pas verrouillées par quelques élites. Bref, ces gens veulent partager, notion qui semble être si chère à M. Carlier. Demander une circulation libre des œuvres, ce n'est pas demander à ce que tout soit gratuit mais c'est participer à l'émergence de nouveaux modèles économiques plus justes pour l'artiste et pour le client.
  • Et enfin, il y a ceux qui veulent plusieurs de ces éléments en même temps 😀

En tout cas, quand je lis ceux qui sont opposés au système actuel comme Paul Da Silva ou le Parti Pirate, je ne vois pas d'appels à la culture du gratuit mais un appel à une conso-action plus équitable pour tous (sauf pour ceux qui s'engraissent).

Le problème vient des distributeurs (majors, maisons d'édition) qui ne veulent pas admettre que leur métier a changé, voir est dépassé par l'émergence du numérique et qui veulent continuer à enfler le consommateur comme avant, quand aucune alternative n'existait. La chute des distributeurs n'est pas un problème en soi. Puisqu'on parle de culture, je vais étaler la mienne : Schumpeter, économiste de son vivant, expliquait le mécanisme de destruction créatrice : les entreprises dépassées par leur temps et/ou par la technologie meurent automatiquement et systématiquement (= il ne sert à rien de les maintenir en vie, c'est une perte de temps) et les emplois qu'elles généraient sont transformés et versés dans les entreprises innovantes nouvellement créees. Il ne faut donc pas avoir peur des nouvelles idées. Il faut accepter les périodes de transition.

Il faut croire en l'humanité et en sa force à trouver des solutions. Les œuvres doivent être libres, attractives, adaptées à leur temps. De « nouveaux » modèles économiques plus justes ont/vont émergés/er et doivent être encouragés.

Le numérique est une chance de diffuser plus largement les œuvres de l'esprit et de promouvoir la diversité des œuvres de l'esprit ! Pourquoi le fuir ?! Le livre électronique ne tue pas le livre papier, M. Beigbeder, il l'améliore !

Je ne sais plus quel blogueur disait qu'il espérait que le monde de l'édition n'allait pas commettre les mêmes erreurs que le monde de la musique vis-à-vis du numérique … Malheureusement, j'ai l'impression que si. Tant pis, on aura prévenu ...

Pour conclure : « on n'est pas couché » ( 😉 ) si l'on attend un changement des mentalités !

ÉDIT du 19/09/2011 à 17h50 : Ha ben décidément, c'est la saison ! Après M. Beigbeder, c'est au tour de M. Beineix de déclarer la guerre au numérique. Ironie du sort : celui qui souhaite qu'on arrête de faire l'amalgame entre diversité culturelle et exception culturelle fait l'amalgame entre numérique, jeunesse et téléchargement illégal et ne voit donc qu'une facette du numérique, comme je l'ai expliqué ci-dessus. Néanmoins, pour montrer à M. Beineix que je m'adapte à mon interlocuteur, je lui propose de consulter ceci : En 2010, le cinéma explose son record de 1967, sans Hadopi. La jeunesse et les moins jeunes qui s'opposent quand même à vos idées, n'ont pas perdu certaines notions comme vous dites : ils en proposent de nouvelles qui sont plus justes, plus humaines, plus équitables. Je m'arrête ici car les réponses contenues dans ce billet restent aussi valables pour les propos de M. Beineix.

Voir : La Quadrature du Net ? La "Dictature du Net" selon Beineix. Fin de l'édit.

Mais c’est quoi ces questions de merde ?!

Ouais, je sais : encore un billet de mauvaise humeur. Mais comme d'habitude, il y a de quoi.

Je vais encore charger les banques. C'est purement une coïncidence si ça tombe sur elles : j'ai déjà eu des cas similaires avec des sociétés non financières.

L'autre jour, j'ouvrais un compte dans une nouvelle banque. Je passe les détails car ils sont sans importance sauf un seul : pour une fois, pas besoin d'un/une conseiller(e) (enfin !), l'ouverture se faisant à l'unique guichet de la banque.

Comme d'habitude, il y a 3 tonnes de papiers à signer : un pour l'ouverture du compte, un pour activer le service internet (traduction : regarder et faire quelques opérations sur votre compte via internet), un pour ...

Sachant que je dispose, comme pour tout bien ou service vendu par une société, d'un délai de rétractation légal (porté à 14 jours dans le cadre de tout produit financier dixit l'article L341-16 du Code monétaire et financier, entre autres) et comme je n'aime pas embêter les personnes qui attendent derrière moi (tout comme je n'aime pas avoir, devant moi, une personne qui traîne au seul guichet disponible), je parcours rapidement les documents qui me sont présentés et je les signe.

Vous vous doutez bien (enfin j’espère sinon c'est que vous ne lisez pas suffisamment ce blog) que je ne m'arrête pas là : que j'aie eu ou non le temps de lire les documents dans l'enseigne qui me les a transmis, je relis toujours lesdits documents à tête reposée. Ça permet de s'assurer que le vendeur nous a bien tout dit et qu'on a bien compris ce dans quoi on s'engage.

Je relis donc les documents qui m'ont été filés par la banque et je tique sur le genre de phrase qui se trouve juste avant l'endroit où vous devez apposer votre signature et qui vous dit, en gros :

Un exemplaire des Conditions Particulières et des Conditions Générales de Vente ont été remis au souscripteur qui adhère à l'ensemble des clauses y figurant.

Sauf qu'on ne m'a pas remis lesdits exemplaires. Je ne sais donc même pas les clauses que j'ai tacitement acceptées via ma signature.

Je téléphone donc au service relation clients de la banque afin de savoir où je peux me procurer ledit document. J'aurai bien cherché sur leur site internet s'il était plus ergonomique et si j'étais sûr d'y trouver la dernière version en vigueur (car, de vécu, ce n'est pas toujours le cas !). Dans le doute, et par sécurité, je préfère demander où je peux me procurer la version en vigueur.

Et là, mon interlocuteur me sort le genre de phrase qui m’énerve :

Pourquoi voulez-vous ces documents, monsieur ?

Heu .... bah .... je n'ai plus de PQ dans mes WC donc je me suis dit que ça pouvait faire l'affaire ! Sérieux, je veux les documents pour les lire, pardi !

Et là, mon interlocuteur me place le genre de phrase qui m'énerve encore plus :

Que craignez-vous, monsieur ?

Heu ... bah ... je ne sais pas ... de me faire enfler, peut-être ? Et vous, que craignez-vous en me transmettant ces documents ?

C'est quand même aberrant de demander au client pourquoi il veut obtenir une copie des documents qu'on est censé lui fournir et qu'on lui a fait implicitement accepter ! C'est donc d'un ton énervé que j'explique cela à mon interlocuteur qui me promet que je recevrai les documents par voie postale en début de semaine prochaine. J'ai bien évidemment averti mon interlocuteur qu'en l'absence des documents sous 10 jours (le temps de les lire, de les comprendre et de pouvoir procéder à la clôture du compte avant la fin du délai légal de rétractation si il s'avère que les clauses ne me plaisent pas), je clôturerai le compte concerné.

Note : pour ceux qui voudrais voir un exemple online du phénomène que je dénonce, regardez le paragraphe "PS" de Les installeurs qui vous simplifient la vie chez Sebsauvage.net. Plus d'un mois après, cela est toujours d'actualité : Allmyapps ne communique toujours pas ses conditions de vente. Aberrant !

Ils font chier ces salopards de clients nazis-communistes-pédophiles-pirates à ne jamais faire confiance et à réclamer une copie des conditions de vente qu'ils ont acceptées !

Né pour être un râleur !

En vrac

Table des matières

Le droit d'auteur à l'ère numérique

Je ne vais pas écrire sur le sujet car tout a déjà été dit. Je veux juste vous conseiller la lecture des éléments suivants :

Concernant la licence globale et le mécénat global, je ne vous ai donné que quelques pistes, à vous de creuser si vous êtes intéressé.

J’espère que cela vous donnera des idées pour rentrer en contact avec vos députés : 2012 approche et le temps des belles promesses est déjà arrivé ! Mais qui ne tente rien, n'a rien ! Les dérives totalitaires surviennent quand un peuple démocratique oublie d'exercer son pouvoir (adapté de V pour Vendetta, le film). Je dis ça, je ne dis rien, hein !

C'est pour votre bien !

Lors du dernier rendez-vous que j'ai eu avec la conseillère qui m'est affectée à ma banque, celle-ci m'informe qu'elle n'a toujours pas reçu les informations permettant de mettre à jour mon dossier. Elle me dit que les banques ont l'obligation de procéder à un contrôle régulier de l'identité, des ressources et du domicile de leurs clients depuis la fin 2010 et qu'une lettre m'informant de cette modification de la réglementation m'avait été adressée par courrier, lors de l'envoi mensuel d'un relevé.

De prime abord, rien ne me vient à l'esprit : je n'ai aucun souvenir d'un tel courrier. Elle me montre alors une copie de ce courrier. Je jette un œil et je sens ma colère monter. Mais oui, c'est bien ce même papier qui m'avait transformé en Hulk lors de sa réception avec mon relevé mensuel et qui avait fini à la poubelle sans autre forme de procès il y a plusieurs mois de cela !

Pour que vous voyiez de quoi je parle, je cite un extrait du courrier en question :

Dans le cadre du renforcement de la réglementation en matière de prévention de l'utilisation du système financier à des fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, l'ensemble des banques a l'obligation de se conformer à des exigences vis-à-vis de leur clientèle. Cette réglementation a évolué ces derniers mois vers une amélioration de la connaissance par chaque établissement bancaire de ses clients et de la sécurisation de leurs opérations. À ce titre, votre banque est tenue de mettre régulièrement à jour les informations dont elle dispose vous concernant s'agissant de votre identité, votre domicile et vos ressources.

J'adore ce passage. On vous encule mais c'est pour votre bien ! Sérieusement, ça marche encore ce vieux truc de la sécurité ?! Et bientôt, qu'est-ce qu'on va imposer à ma banque de connaitre sur moi ? La taille de ma queue et/ou le poids moyen de mes excréments ? Sérieusement, les vrais criminels, ceux qui blanchissent des sommes énormes et financent le terrorisme, savent très bien frauder et se fabriquer des fausses déclarations de ressources qui permettent de masquer leurs opérations. De plus, le blanchissement doit avoir bien plus lieu dans les paradis fiscaux qu'en France ... Avec cette modification de la législation, on veut juste ficher et emmerder les honnêtes citoyens !

Et la conseillère ? Bah elle a eu le droit de recevoir ma gueulante en face ! J'ai dit que je fournirais les pièces justificatives aussi vite que possible pour l'endormir : en réalité, j'attends le dernier moment, quand je n'aurais plus le choix.

Si vous avez déjà fourni les documents en question ou si vous êtes forcé de le faire, n'oubliez pas d'envoyer une demande écrite à votre banque afin de demander à ce que les données fournies ne soient pas utilisées à des fins commerciales. C'est spécifier en bas du courrier :

Vous pouvez également sans frais vous opposer à ce que ces données fassent l'objet d'un traitement à des fins de prospection commerciale.

L'information hacking

Les petits gars de chez Reflets.info (encore des salopards de pédophiles-nazis-communistes-pirates qui ne veulent pas gober les informations diffusées par les canaux "classiques" ;)) expliquent le concept d'information hacking à la radio. C'est par ici que cela se passe : Reflets.info explique l’information hacking sur Radio Libertaire.

Pour les gens pressés : information hacking, pour résumer, est un terme marketing pour désigner le journalisme tel qu'il devrait être (recherche approfondie, indépendance, croisement des données, mise en valeur des données récoltées, ...) couplé aux nouvelles technologies et aux possibilités qu'elles donnent en terme d'investigation et de diffusion des données.

Je ne veux pas de la carte de fidélité de mon supermarché !

Bon, ce n'est pas nouveau mais quand c'est dit avec précision et clarté, je partage : Je ne veux pas de la carte de fidélité de mon supermarché ! chez le Hollandais Volant. Si vous êtes intéressé par le sujet, pensez à lire les commentaires, ils sont tout aussi intéressants que le billet.

Je n'ai rien à ajouter sur le sujet.

Quand les banques nous prennent pour des cons !

Je n'avais jamais remis en question les différents comptes d'épargne que j'ai ouverts sous les conseils de mes différents conseillers ... jusqu'à récemment où je me suis intéressé au sujet et me suis documenté.

Attention : Ce qui suit est fortement subjectif ! L'épargne dépend de vos choix, de votre situation financière et professionnelle et de vos projets ! Ainsi, mes conseils et mes conclusions ne s'appliquent pas à tout le monde ! Mais je pense néanmoins qu'ils peuvent servir à bon nombre d'entre vous.

Sous prétexte de diversifier votre épargne, vous vous retrouvez bien souvent avec des LEP (Livret d’Épargne Populaire), PEL (Plan d’Épargne Logement), CEL (Compte Épargne Logement), compte sur livret, LDD (Livret de Développement Durable), parts sociales ... Et il est difficile de faire le tri et de savoir ce qui vous apporte réellement un plus.

Commençons par ce qui fâche : les PEL et CEL sont des arnaques pures et simples : ils ne rapportent rien, les banques se font leur beurre avec ces produits financiers et les prétendus avantages (taux d’intérêt plus bas en cas de projet immobilier, entre autres), ne sont pas souvent vrais car ils dépendent du moment où vous souscrivez un prêt et il m'arrive de voir régulièrement autour de moi des gens qui, bien qu'ayant un CEL ou un PEL (ou les deux), se retrouvent avec un taux d’intérêt plus haut que le taux d’intérêt ayant cours au même moment pour les non-possesseurs de tels comptes. Enfin, même si vous avez un projet immobilier en tête, sachez qu'un bon placement de long terme vous permettra tout autant de mener à bien un tel projet qu'un CEL ou un PEL. L'arnaque et l’enrichissement des banques en moins.

Concernant les LDD, les comptes sur livret et les parts sociales, j'ai moins de griefs envers eux. Juste un seul, ils ne rapportent pas assez comparés à d'autres produits d'épargne.

De manière générale, je pense qu'une banque est faite pour financer des projets (on trouve rarement de gros prêts plus intéressants ailleurs) et pour stocker de l'argent immédiatement disponible. Ainsi, mon conseil du jour sera d'ouvrir un compte chèque, et un seul compte d'épargne à disponibilité immédiate. Ce dernier est à choisir en fonction de votre situation : si vous avez moins de 25 ans, il y a de fortes chances qu'un livret jeune soit le plus intéressant en terme de rémunération. Au-delà, il y a de fortes chances qu'un LEP soit plus avantageux. Si jamais vous ne remplissez pas les conditions d’accès (plafond de ressources, 2 LEP par foyer fiscal), vous pouvez vous tourner vers le classique Livret A (tiens, il est populaire mais rarement mis en avant par les banques. Pourquoi ? Car ils leur rapportent moins !).

Pour le reste de vos économies (= épargne de long terme), mon conseil sera de vous adresser à un gestionnaire de patrimoine. Ne vous laissez pas impressionner par le terme ! Ils ont des placements bien plus intéressants que les banques avec des frais de gestion moins importants. Si ce sont de vrais professionnels, ils seront vous trouver le placement qui correspond à vos attentes/besoins. Personnellement, je vous recommande une assurance vie. Les supports que vous mettrez dedans (sans risque, risqué, très risqué) dépendent de vous. Pour rappel : plus un placement présente une rémunération intéressante, plus il est risqué (= plus vous avez de chance de tout perdre du jour au lendemain en fonction des fluctuations financières).

Mais là encore, tout n'est pas rose : méfiez-vous des arnaqueurs ! Les professionnels qui tentent à tout prix de vous faire signer un contrat ne sont pas réglo ! Les professionnels qui ne savent pas expliquer clairement ce qu'ils vous proposent pour optimiser votre épargne sont à proscrire ! Les professionnels qui demandent à vous voir trop souvent sont à proscrire, il y a une arnaque dans l'air ! Les professionnels qui vous font ouvrir 36 contrats cherchent à vous embrouiller !

Je me permets un dernier conseil : si vous choisissez des supports à risque, je vous recommande de choisir un prélèvement échelonné qui permet de lisser le risque. En effet, lorsque vous rentrez, vous ne savez pas si vous êtes au point le plus haut ou au point le plus bas (ou autre) du cours. Effectuer plusieurs petits virements au lieu d'un seul gros virement permet de limiter cet effet-là.

Pour revenir à nos chères banques : pour savoir si un produit d'épargne vous correspond, écoutez attentivement votre conseiller(e) : si il(elle) utilise des arguments sentimentaux du type "depuis le temps que je vous connais, je n'ai pas intérêt à mal vous conseiller", vous pouvez être sur que le compte que vous désirez ouvrir (ou que l'on vous propose) est une arnaque.

Note : je n'ai pas parlé volontairement des taux des comptes d'épargne car ils fluctuent et ce n'est pas le cœur de mon propos.

Quand les banques nous prennent pour des cons ! - La vengeance du client

Vous connaissez très certainement l'adage "ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier" et j'ose espérer que vous l'appliquer le plus souvent possible ! Le Hollandais Volant en parle à propos des magasins (voir ci-dessus). Moi je vais vous en parler à propos des banques.

Rien ne vous empêche d'éparpiller vos économies entre plusieurs établissements financiers. Par exemple, en reprenant la répartition que je vous ai exposée ci-dessus, on peut très bien imaginer avoir le compte chèque dans la banque A, le compte d'épargne avec disponibilité immédiate dans une banque B et l'épargne de long terme chez un gestionnaire de patrimoine !

Cela fait des années déjà que j'ai choisi ce mode de répartition : vous êtes moins dépendant d'une seule institution financière et vous pouvez négocier un prêt plus facilement (car vous êtes plus crédible quand vous menacez d'aller voir ailleurs alors que votre banque sait que vous avez d'autres économies dans une autre institution financière). Et en cas de conflit important avec une banque, vous avez toujours de l'argent quelque part le temps de faire les démarches de rupture.

Quand les banques nous prennent pour des cons ! - Le retour

Quand vous vous rendez compte que certains comptes d'épargne proposés par les banques sont des arnaques (voir ci-dessus), vous voulez bien naturellement les clôturer. Et là, c'est le drame !

Premier effet : le conseiller qui vous est affecté doit normalement réaliser un quota (= recevoir un certain nombre de clients en un temps donné). Vous remarquerez que lorsque vous demandez à clôturer plusieurs comptes, bizarrement le quota ne compte plus ! On vous retient pendant 1h30-2h voire plus (en fonction de votre patience en fait) pour tenter de vous convaincre de ne pas clôturer vos comptes. Si seulement le temps passé avec le client ne comptait pas non plus quand on demande une faveur à sa banque ... Douce utopie.

Deuxième effet : le conseiller tente de vous tirer les vers du nez : qu'allez-vous faire de cet argent, est-ce qu'il va aller à la concurrence ? Que d'angoisses ! Vous avez le devoir de ne pas répondre à ces questions qui nuisent à votre vie privée.

Troisième effet : la banque (et plus forcement le conseiller uniquement) va tenter de gagner du temps et ne va pas clôturer vos comptes immédiatement. Quand vous pensez qu'un compte se clôture en trois clics de souris de nos jours, il y a de quoi devenir enrager ! Quand vous retournez à votre banque, énervé, pour obtenir des explications, vous avez le droit aux gadgetophrases (terme trouvé chez Reflets.info) habituelles du type "ce n'est pas moi qui m'occupe de votre dossier". Mais parfois, vous tombez sur des perles du genre "ce compte est le réceptacle de vos parts sociales, comme nous avons besoin de calculer la fiscalité, nous ne pouvons pas le clôturer). Heu ouais ... je n'ai plus de parts sociales depuis longtemps m'enfin bon ... Quand à l'excuse de la fiscalité ... passons.

En ce qui me concerne, l'affaire a vite été réglée : j'ai d'abord répondu poliment à ma conseillère avec les arguments que j'avais préparés avant le rendez-vous. Puis, quand elle a commencé à la jouer sentimental (voir ci-dessus), j'ai gueulé ! Et quand j'ai vu qu'un de mes comptes n'était toujours pas clôturé au bout d'une semaine, j'ai gueulé et j'ai engagé une procédure pour passer à la concurrence ! Je n'aime pas qu'on me prenne pour un con trop longtemps !

La carte d'identité électronique (CNIE)

Si vous ne le savez pas, 11 gus (admirez la démocratie dans toute sa magnificence) ont votés, début juillet, la mise en place de la carte d'identité électronique. Ou comment ficher toujours plus les Français !

Encore une loi qui est passée en utilisant l’argument de la sécurité. Mais bien sûr : pour protéger le bon con de citoyen de l’usurpation d'identité, on lance la CNIE ! Et comme le gouvernement n'a rien à se reprocher et croit que cette loi est bienveillante, il l'a fait passer en plein mois de juillet, mois propice aux vacances parlementaires !

On notera que ce projet n'est pas nouveau et avait déjà été avorté suite à des levées de boucliers de la part de la CNIL, entre autres. À noter également que lors de la première tentative, l'argument avancé était, traduit de la novlangue en français "la chasse aux étrangers en situation irrégulière".

Pour en savoir au sujet de la CNIE : Quand la France devient la Chine, sous l’effet de 7 inconscients… chez Paul Da Silva ou 11 députés votent le fichage de 45 millions d'honnêtes gens chez PCInpact.

En signe de protestation, certains choisiront de faire renouveler leur CNI et d'autres de ne rien faire du tout. Certains choisiront même, pour marquer leur désaccord, de ne pas faire renouveler leur CNI qui a pourtant expiré. Cette dernière idée ne me paraît pas être la bonne car de plus en plus d'organismes (au pif : les banques) doivent vérifier de plus en plus souvent votre identité (oui, oui, la légende du "une CNI en cours de validité n'est nécessaire que pour sortir du territoire", c'est du pipeau). Vous aurez donc des problèmes. Même si je ne suis pas d'accord avec les pratiques de ces organismes, je ne vois pas d'autres alternatives que de gagner du temps (je ne vais pas stocker mon argent chez moi, par exemple). Il faut donc jouer en respectant les règles du jeu.

En ce qui me concerne, je joue la montre et j'ai fait renouveler ma carte d'identité version papier. Je gagne 10 ans. À moins, bien sûr, qu'une loi m'impose, dés demain, de posséder une CNIE, tout est possible !

Vous vous en doutez, mon renouvellement ne s'est pas passé dans la joie et la bonne humeur : j'ai expliqué très clairement pourquoi je la faisais renouveler à des ignorants qui n'avaient pas encore reçu leur note de service et ne connaissaient donc pas l'existence de la CNIE ! Là où la colère m'a emporté, c'est quand, en réponse à mon argument de fichage de la totalité de la population, une des personnes du service m'a répondu "si vous n'avez rien à vous reprochez, vous n'avez rien à craindre de la CNIE, comme vous dites". Cet argument facile permet de justifier n'importe quoi ! Mais je ne pense pas avoir besoin de vous l'expliquer.

Malgré tout, je trouve déjà que la CNI version papier écrase trop notre vie privée : à quoi sert ce relevé d'empreinte digitale ? Suis-je coupable de quoi que ce soit ? Quels sont les enfoirés des générations précédentes qui ne se sont pas révoltés contre ça ?!

Né pour être un râleur !

Adieu Ubuntu, bonjour Debian

Depuis le temps que j'y songeais, j'ai enfin laissé tomber Ubuntu sur toutes mes machines. Afin que vous puissiez vous faire une idée si vous hésitez à changer de distribution, je vais vous exposer mes raisons.

Ma première raison est l'arrivée, dans Ubuntu 11.04 (Natty) de Unity, la nouvelle interface graphique couplée à GNOME. D'un point de vue pratique, je ne sais pas si je suis un abruti fini mais je ne trouve pas cette interface ergonomique, loin de là. J'avoue même que j'étais perdu et la phase d'obtention des premiers réflexes est plus longue, signalant un fait : soit cette interface n'est pas ergonomique, soit elle n'est pas faite pour moi. Et, si on cherche sur internet, on se rend compte que je ne suis pas le seul. D'un point de vue moral, j'ai l'impression que Canonical tente de réinventer la roue et d'imposer des choix sur des éléments qui n'ont pas à l'être car fortement subjectifs. L'universalité, c'est bien (ex. : TCP/IP), mais elle doit être interrompue où commence la subjectivité, à mon avis.

Ma deuxième raison est que je trouve qu'Ubuntu prend une tournure orientée "cloud" (Ubuntu One, orientation générale d'Ubuntu dés aujourd'hui et dans les prochaines éditions) que je n'approuve pas. Je sens que certains vont me dire que les moyens de chiffrement ne sont pas faits pour les chiens, à l'instar d'EncFS. À cela, j'ai deux réponses. Ma première réponse : certes, ces moyens existent mais ne sont pas mis en avant lors de l'utilisation d'Ubuntu One. Donc les débutants ne les mettront pas en œuvre et je ne peux pas cautionner cela. Ma deuxième réponse : les moyens de chiffrement n'empêchent pas les contraintes juridiques voire le flou juridique qui règne sur vos données. À la question "à quelle législation sont-elles soumises ?", la réponse est rarement "la législation française". Et c'est là le véritable danger. Quels recours avez-vous en cas de désaccord avec l'hébergeur ? Avez-vous signé un contrat qui oblige l'hébergeur à quoi que ce soit ? Non.

Ma troisième raison est déjà expliquée par le Hollandais Volant dans ce billet : Rendre le terminal plus accessible…. Je n'ai rien à ajouter.

Ma quatrième raison a été exposée par Denis Bonor dans l'édito de GNU/Linux Magazine/France numéro 138 de mai 2011. Voir la version en ligne. J'ajouterai juste qu'une note est subjective et contribue à un nivellement par le bas et à un manque de diversité, à terme. Illustration : je suis un utilisateur lambda qui cherche un navigateur web. Ho tiens, Firefox est le mieux noté. Il est forcement bien ! Je le prends sans savoir si il me correspond. Je cherche un client mail, je prends Thunderbird parce qu'il est le mieux noté, etc., etc. . On tue la diversité du Libre tout en se faisant imposer nos choix par les autres de manière inconsciente : c'est de l'abus de conseils : on ne vit et on ne choisit que par le conseil des autres et c'est dangereux.

Ma dernière raison (enfin !) est que je trouve le cycle de développement d'Ubuntu assez naze. Se forcer à sortir une version tous les 6 mois ne me paraît pas être une bonne solution. Mais bon, il faut dire que c'est la mode, en ce moment, aussi bien pour les navigateurs que pour des noyaux de réduire le cycle de développement et de jouer à celui qui a le numéro de version le plus élevé. Bah oui, Chrome 13 est forcement supérieur à Firefox 6 ! Le noyau NT 6.1 est supérieur à Linux 3 ! Certes, le cycle de développement d'Ubuntu n'est pas nouveau mais il me dérange à présent. Je pense que deux modèles sont intéressants : le modèle "when it's ready" (cher à Debian, entre autres) ou le modèle rolling release. Je pense qu'il ne peut pas y avoir un modèle intermédiaire viable. Soit on utilise un système en rolling release et on sait à quoi s'attendre, soit on utilise un modèle "when it's ready" et on s'attend à de la stabilité. Mais on ne peut pas ne pas savoir à quoi on doit s'attendre. Or, les bugs à la sortie d'Ubuntu (corrigés rapidement certes), sont de plus en plus nombreux à chaque version. Pour rappel, même si ça date : Ubuntu 8.04... pas pour moi..

Mon seul regret sera de perdre la communauté bien active autour d'Ubuntu et la documentation produite.

C'est pour toutes ces raisons que je me retourne aujourd'hui vers une distribution GNU/Linux Debian qui fut une de mes premières amours GNU/Linux. Ce projet possède une vraie philosophie, un contrat social bref un vrai amour du libre que certains jugent extrême (à titre d'exemple, voir Renommage des applications de Mozilla par Debian) mais qui me convient aujourd'hui. Et en bonus, je garde la communauté active autour d'Ubuntu (l'aide, les billets, les tutoriels écrits pour Ubuntu peuvent facilement être transposés sur Debian).

Note : je n'ai pas utilisé qu'Ubuntu durant toutes ces années mais beaucoup d’autres distributions (parfois en mêmes temps pour certaines) : Knoppix (mon point d'entrée), Debian, Backtrack, Fedora, Ubuntu, Mandriva pour ne citer qu'elles. Mais au fils du temps, aucune à part Debian et Ubuntu n'a réussi à s'imposer au quotidien.

Et demain ? Certaines personnes (oui, coucou 😛 ) parient d'ores et déjà que je vais rapidement laisser tomber Debian pour Arch Linux. D'autres parient pour Linux Mint. Et moi ? Ben, je parie que mon prochain OS sera un BSD. Affaire à suivre :).