Table des matières

Récemment, j'ai dû déployer une solution permettant de préparer rapidement les nouvelles machines entrantes dans le parc informatique. La solution retenue et installée est Clonezilla Server Édition. Ce billet se propose de vous exposer les différentes phases de ce projet : la réalisation d'un cahier des charges, le choix de la solution ainsi que son installation et son utilisation.

Situation initiale

Chaque année, 30 % à 40 % du parc informatique est renouvelé, soit environ une cinquantaine de machines. Nous devons donc préparer les nouvelles machines. Cette préparation est longue puisqu'elle comporte l'installation et la personnalisation (ex. : désactivation des services inutiles) de Windows, l'installation des pilotes de périphériques, l'installation des logiciels qui sont communs à tous les utilisateurs.

Par chance, les machines reçues la même année sont homogènes d'un point de vue de leur configuration matérielle. Il n'y a qu'à de rares occasions que les machines sont hétérogènes. Par exemple : une année, nous avions deux modèles de machine.

De ce fait, nous utilisons le principe des images disque : nous installons et personnalisons Windows sur une seule machine, nous installons les pilotes de périphériques associés ainsi que les logiciels. Puis nous réalisons une image disque que nous restaurons sur toutes les autres machines. Le logiciel de clonage est imposé : il s'agit de True Image d'Acronis.

Comme toutes les machines sont dorénavant livrées en une seule vague, nous avons décidé, après réflexion, d'automatiser le processus de restauration de l'image disque sur toutes les machines, via le réseau.

D'autres solutions que le clonage en réseau peuvent correspondre à vos besoins, notamment si vos machines ne sont pas homogènes.

Il existe des produits logiciels qui permettent le déploiement de Windows et/ou de distribution GNU/Linux et de logiciels. À titre d'exemple, nous pouvons citer Microsoft Windows Deployment Services, DRBL ou bien encore WPKG. Néanmoins ces produits ne nous conviennent pas pour deux raisons. La première : le déploiement se déroule en plusieurs phases : il faut déployer Windows, puis les pilotes de périphériques puis les logiciels. En admettant que cela soit possible (je pense au déploiement des pilotes), cela reste fastidieux. La deuxième : nous sommes déjà habitués à l'utilisation des images disques. Il s'agit donc d'une évolution de notre mode de fonctionnement plus qu'une révolution.

Nous avions aussi la possibilité de transformer les machines clientes en des clients légers. Malgré les avantages que ce modèle propose (administration centralisée, évolution limitée à l'acquisition d'un nouveau serveur, sécurité, etc.), il impose de réfléchir à de nouvelles problématiques (ex. : tolérance aux pannes du serveur). Nous n'avons pas retenu ce choix pour l'instant mais il pourrait être une évolution du SI dans un futur proche.

Nous avons décidé de ne pas configurer automatiquement les paramètres réseau après le clonage. Néanmoins, si cela vous intéresse, les outils NewSID ou SysPrep ou même des scripts batch en utilisant la commande netsh sont faits pour vous.

Concernant le BIOS, il est possible de configurer le BIOS des machines à distance mais cela est réservé, d'après ce que je sais, aux machines professionnelles. Intel Active Management Technology permet ce genre de choses.

Cahier des charges

Nous cherchons donc une solution de clonage en réseau. Les principaux critères de sélection de la solution seront :

  • Simplicité d'utilisation (l'installation peut être compliquée, mais l'utilisation au quotidien doit être simple (voir simpliste) puisqu'elle sera réalisée par des personnes moins compétentes).
  • Fiabilité.
  • Gratuité.
  • En français si possible.
  • La solution doit utiliser des composants logiciels éprouvés et doit être intégralement disponible sous une licence libre (GNU GPL, BSD, MIT, …).

Choix de la solution

Attention : la solution retenue l'est par rapport à nos besoins. Selon vos besoins, vous ne retiendrez peut-être pas la même solution.

Les solutions trouvées mais qui ne correspondent pas à nos besoins peuvent être rangées dans 4 catégories. Les logiciels présents dans ces catégories sont des exemples et la liste des logiciels présentés n'est pas exhaustive (ex. : nous pouvons rajouter UDPCast dans la catégorie des logiciels difficiles à prendre en main).

Les logiciels propriétaires et/ou payants

Exemples : Symantec Norton Ghost Solution Suite, Acronis Backup & Recovery 10 Advanced Server ...

Les logiciels obsolètes

Partimage serveur : utilitaire GNU/Linux sous licence libre (GNU GPL) permettant la création et la restauration d'image disque depuis un serveur. Il permet de copier uniquement les données utiles du système de fichier et d'ignorer, par exemple, les espaces vides. Néanmoins, le support du NTFS, système de fichiers propre aux systèmes d'exploitation de Microsoft depuis Windows XP est expérimental, ce qui le disqualifie au vu des besoins en terme de stabilité. De plus, le logiciel n'est plus maintenu. À titre d'exemple, nous pouvons citer le fait que le système de fichiers ext4, présent dans les distributions GNU/Linux depuis fin 2008 n'est toujours pas supporté par Partimage.

Les logiciels difficiles à prendre en main

G4U : utilitaire sous licence libre (BSD) permettant la création d'images disque bit par bit ce qui lui permet le support de tous les systèmes de fichiers. Mais, d'une part, il copie les espaces vides des disques durs, ce qui accroît la taille des images inutilement ainsi que la bande passante réseau et le temps de clonage nécessaires. D'autre part, l'utilisation de cet outil dans un contexte réseau s'avère difficile à mettre en place et à maintenir.

Les logiciels trop complets

OSCAR : l’Outil Système Complet d’Assistance Réseau est un logiciel sous licence libre (GNU GPL) qui permet de sauvegarder et de restaurer facilement un poste ou encore de cloner un ensemble de postes identiques. Cette solution est intéressante puisqu'elle permet de transformer chaque machine en serveur. En effet, chaque machine stocke OSCAR ainsi que l'image de son disque sur son propre disque dur. Ainsi, après toute modification sur un poste, on peut recréer l'image et la déployer sur tout le réseau. Autre fonctionnalité intéressante : il suffit de démarrer un poste sur un CD d'assistance pour restaurer automatiquement l'image disque en cas de problème. Des fonctionnalités qui sont intéressantes mais qui dépassent le cadre de nos besoins. Or, plus de fonctionnalités = plus de bugs potentiellement possibles.

La solution retenue

De ce fait, une dernière solution correspond à nos besoins : il s'agit de Clonezilla Server Édition.
Il s'agit de la version serveur du logiciel de clonage libre Clonezilla Live. Disponible sous une licence libre (GNU GPL) et en français, Clonezilla Server Édition repose sur des composants logiciels éprouvés : DRBL, Partclone, UDPCast, ... Une interface graphique est disponible, ce qui le rend simple d'utilisation au quotidien après, cependant, une installation qui peut paraître laborieuse. Il tourne sur les systèmes GNU/Linux les plus populaires (Debian, Fedora, CentOS, etc.).

Un mot de réseau

Voici le schéma réseau de notre installation de Clonezilla Server Édition :

Schéma réseau de notre installation Clonezilla Server Édition

Comme l'illustre le schéma ci-dessus, les machines qui seront clonées seront isolées, au niveau physique et logique, sur un réseau indépendant. Cela permet d'éviter qu'un ordinateur du réseau "normal"/de production dont le BIOS est mal configuré ne soit sauvegardé/restauré par erreur. Le serveur de clonage est tout de même connecté au réseau afin de pouvoir être mis à jour via internet dans l'optique de supporter un ensemble de configurations matérielles toujours plus important. Néanmoins, le serveur ne sert pas de passerelle : les machines à sauvegarder/restaurer ne peuvent pas communiquer avec les machines du réseau "normal"/de production.

Note : il n'est pas nécessaire d'avoir deux cartes réseau. En effet, une seule carte réseau peut-être utilisée mais l'utilisation du serveur sera moins simple. Pour mettre le serveur à jour, il faut brancher la carte réseau sur le réseau "normal"/de production, faire la configuration réseau (ipconfig+route ou /etc/network/interfaces), effectuer la mise à jour puis brancher la carte réseau sur le réseau de clonage puis refaire la configuration réseau à nouveau.

Dans la suite de ce tutoriel, je considérerai que votre serveur possède deux cartes réseau. Je considérerai également que votre réseau de production n'utilise pas le protocole DHCP pour réaliser la configuration réseau de manière automatique des machines. Enfin, je considérerai que la connexion internet est accessible via un serveur mandataire (proxy) uniquement et que ce serveur se trouve sur le réseau de production. Si cela n'est pas le cas, vous devrez adapter ce tutoriel à votre installation.

Installation de Clonezilla Server Édition

Dans un premier temps, nous allons installer le système d'exploitation GNU/Linux Debian puis le configurer. Ensuite, nous installerons Clonezilla Server Édition et nous le configurerons.

Enfin, une étape facultative permettra la création de raccourcis dans le menu des applications et sur le bureau afin de rendre l'utilisation de Clonezilla Server Édition plus agréable.

Installation du système GNU/Linux Debian Squeeze

Note : le système GNU/ Linux Debian a été retenu pour son large support matériel, sa philosophie du Libre et sa stabilité (selon les dépôts utilisés, évidemment). Néanmoins, un autre système GNU/Linux peut-être utilisé.

  1. Démarrez l'ordinateur et mettez le CD dans le lecteur. Le BIOS étant configuré, vous n'avez rien d'autre à faire pour démarrer sur le CD.

  2. Un menu apparaît. L'option que nous souhaitons, « Install » est déjà sélectionnée. Validez avec la touche « Entrée » de votre clavier. À chaque fois que nous écrirons « Validez », comprenez que vous devez appuyer sur la touche « Entrée ».
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et2

  3. Sélectionnez votre langue (« French ») avec les touches fléchées de votre clavier. Validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et3

  4. Sélectionnez votre situation géographique (= votre pays). La France est déjà sélectionnée donc validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et4

  5. Choisissez la disposition des touches de votre clavier. « Français (fr-lation9) » est déjà sélectionnée donc validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et5

  6. Le système va charger des composants supplémentaires depuis le CD. Laissez-le faire.

  7. Lorsque le système vous demande votre carte réseau principale, validez simplement.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et7

  8. Nos réseaux ne disposent pas du protocole DHCP. La tentative de configuration automatique va donc échouer. Vous pouvez attendre ou appuyer sur la touche « Entrée » pour l'annuler directement.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et8

  9. Le système vous demande ce que vous souhaitez faire compte tenu de l’échec de la configuration automatique du réseau. Choisissez de « Ne pas configurer le réseau maintenant » et validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et9

  10. Le système vous demande quel nom vous souhaitez donner à la machine. Nous avons choisi « clone-srv » mais peu importe. Tapez le nom et validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et10

  11. L'assistant vous demande le mot de passe du super-utilisateur (= root). Choisissez-en un et validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et11

  12. L'assistant vous demande de confirmer le mot de passe du super-utilisateur. Saisissez-le et validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et12

  13. On vous demande à présent le nom complet de l'utilisateur afin de créer un compte utilisateur « simple » (sans droits avancés). Choisissez-en un, saisissez-le et validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et13

  14. Laissez l'identifiant proposé et validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et14

  15. Saisissez le mot de passe de l'utilisateur et validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et15

  16. Confirmez le mot de passe de l'utilisateur et validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et16

  17. Nous passons maintenant à la phase de partitionnement du disque dur. Laissez l'assistant vous aider à partitionner l'intégralité du disque dur (« Assisté – utiliser un disque entier ») en validant simplement.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et17

  18. L'assistant vous demande quel disque doit être partitionné. Dans notre cas, nous avons un seul disque dur donc validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et18

  19. Choisissez « Partitions /home, /usr, /var et tmp séparées » comme schéma de partitionnement. Validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et19

  20. L'assistant vous propose une organisation du disque dur. Confirmez-la en choisissant « Terminer le partitionnement et appliquer les changements ». Validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et20

  21. L'assistant vous demande de confirmer l'organisation du disque avant son application. Choisissez « Oui » et validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et21

  22. Le système formate votre disque dur et installe les composants de base. Bien que vous n'ayez rien à faire, ne partez pas trop loin, car l'assistant va bientôt avoir d'autres questions auxquelles vous devrez répondre.

  23. L'assistant vous demande s'il doit analyser un CD/DVD supplémentaire afin de prendre en compte des logiciels supplémentaires. Nous n'en avons pas besoin donc validez le choix « Non ».
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et23

  24. L'assistant vous demande si vous souhaitez participer, de manière anonyme aux statistiques d'utilisation des logiciels. Laissez le choix par défaut, « Non », et validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et24

  25. Le système nous demande ensuite les logiciels supplémentaires à installer. Par défaut, « Environnement graphique de bureau » et « Utilitaires standard du système » sont cochés. Nous ne voulons rien de plus. Appuyez sur la touche tabulation de votre clavier et validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et25

  26. Le système installe les logiciels supplémentaires sans vous questionner. Patientez.

  27. L'assistant vous demande si vous voulez installer le programme de démarrage (= bootloader) sur le secteur d’amorçage de votre disque dur. Choisissez « Oui » et validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et27

  28. L'assistant vous informe ensuite que l'installation est finie. Retirez le CD du lecteur et validez.
    Installation GNU/Linux Debian Squeeze et28

Configuration du système d'exploitation GNU/Linux Debian Squeeze

Nous allons :

  • Configurer les cartes réseau
  • Configurer les deux logiciels (apt-get/wget) servant à l'installation de Clonezilla Server Édition et à la mise à jour du système pour qu'ils utilisent le serveur mandataire.
  • Configurer le logiciel de gestion des autres logiciels (apt-get) afin de permettre l'installation de Clonezilla Server Édition.
  • Configurer le système pour que le clavier numérique soit automatiquement activé dès le démarrage.
Configurer les cartes réseau

Note : je suppose ici que vous suivez le tutoriel et que donc votre dernière action sur la machine est le redemarrage de la machine suite à la fin de l'installation de GNU/Linux Debian.

Au redémarrage de la machine, vous arrivez sur l’écran de connexion. Connectez-vous. Attention : lors de la saisie du mot de passe, le pavé numérique n'est pas activé sur certaines machines.

Configuration GNU/Linux Debian Squeeze
  1. Ouvrez un terminal (= une console) en utilisant le menu Applications -> Accessoires -> Terminal. C'est cette manipulation qu'il faudra réaliser de nouveau si vous fermez le terminal ou si nous vous demandons d'ouvrir un terminal.

  2. Obtenez les droits du super-utilisateur. Pour cela, tapez la commande :

    su -

    (le tiret n'est pas une coquille) et validez. Saisissez le mot de passe du super-utilisateur et validez. Attention : même si rien n'apparaît à l'écran, la saisie du mot de passe est prise en compte par le système.
    Configuration réseau GNU/Linux Debian Squeeze et2

  3. Tapez la commande

    gedit /etc/network/interfaces

    et validez. C'est cette opération qu'il faudra réaliser lorsque nous vous demanderons de taper une commande.
    Configuration réseau GNU/Linux Debian Squeeze et3

  4. L’éditeur de texte gedit s'ouvre en chargeant le fichier /etc/network/interfaces. Ajoutez les lignes manquantes : de

    auto eth0

    jusqu'à

    broadcast 192.168.2.255

    Il convient bien evidement d'adapter cet exemple à votre plan d'adressage
    Configuration réseau GNU/Linux Debian Squeeze et4

  5. Enregistrez vos modifications et fermez l'éditeur.

  6. Vous revenez automatiquement sur le terminal. Tapez la commande

    service networking restart

    afin que le système affecte les adresses IP aux cartes réseau.
    Configuration réseau GNU/Linux Debian Squeeze et6

  7. Enfin, pour parfaire l'installation, il faut indiquer l'adresse IP du résolveur DNS dans le fichier /etc/resolv.conf. Cela peut se faire, de manière simple, en tapant la commande :

    echo "nameserver 192.168.0.2" > /etc/resolv.conf

    Configuration réseau GNU/Linux Debian Squeeze et7

Configurer les deux logiciels (apt-get/wget) servant à l'installation de Clonezilla Server Édition et à la mise à jour du système pour qu'ils utilisent le serveur mandataire

Note : si vous n'avez pas de serveur mandataire, ces étapes sont inutiles.

  1. Tapez la commande :

    gedit /etc/apt/apt.conf

    Un fichier vide s'ouvre dans l'éditeur de texte gedit. Tapez le contenu présent sur la capture d'écran, enregistrez le fichier et quittez l'éditeur.
    Configuration proxy GNU/Linux Debian Squeeze et1

  2. Tapez la commande :

    gedit /etc/wgetrc

    Recherchez, dans le fichier, les lignes entourées en rouge dans la capture d'écran ci-dessous puis modifiez-les afin qu'elles correspondent à celles présentes dans la capture d'écran ci-dessous. Enregistrez vos modifications et quittez l'éditeur.
    Configuration proxy GNU/Linux Debian Squeeze et2

Configurer le logiciel de gestion des autres logiciels (apt-get) afin de permettre l'installation de Clonezilla Server Édition.
  1. Tapez la commande :

    gedit /etc/apt/sources.list

    Effacez le contenu du fichier et remplacez-le par celui présent dans la capture d'écran ci-dessous. Vous pouvez ignorer les lignes de commentaires, c'est-à-dire les lignes commençant par le symbole « # ». Enregistrez vos modifications et quittez l'éditeur.
    Configuration apt GNU/Linux Debian Squeeze et1

  2. Tapez la commande :

    wget http://drbl.nchc.org.tw/GPG-KEY-DRBL && apt-key add GPG-KEY-DRBL

    Vous devez obtenir un résultat similaire à la capture d'écran ci-dessous.
    Configuration apt GNU/Linux Debian Squeeze et2

Configuration du système afin que le pavé numérique soit automatiquement activé au démarrage

Note : cette étape est facultative si votre pavé numérique est automatiquement activé au démarrage.

  1. Il est nécessaire d'installer le logiciel numlockx. Cela se fait à l'aide de la commande :

    apt-get update && apt-get install numlockx

    Configuration numlockx GNU/Linux Debian Squeeze et1

  2. Dans un deuxième temps, il est nécessaire de modifier un fichier de configuration. Tapez la commande :

    gedit /etc/gdm3/Init/Default

    À la fin du fichier, avant la ligne « exit 0 », tapez le paragraphe entouré en rouge dans la capture d'écran ci-dessous. Enregistrez le fichier et fermez l'éditeur.
    Configuration numlockx GNU/Linux Debian Squeeze et2

Installation de Clonezilla Server Édition

L'installation se résume à taper la commande suivante :

apt-get install drbl

Installation Clonezilla Server Édition (apt-get)

Configuration de Clonezilla Server Édition

La configuration de Clonezilla Server Édition se fait en deux étapes. D'abord, il faut configurer le serveur. Ensuite, il faut configurer l'environnement des clients.

Configuration du serveur

La configuration du serveur peut s'effectuer de deux manières : en tapant une seule commande ou en répondant à des questions. Nous avons choisi de taper une seule commande. Néanmoins, nous vous expliquerons les différents paramètres qu'elle comprend afin que vous puissiez faire, si vous le souhaitez, l’installation en répondant à des questions. De plus, les paramètres sont mis dans l’ordre des questions afin que vous vous y retrouviez.

Dans un terminal, il faut taper la commande :

/opt/drbl/sbin/drblsrv -i -n n -c n -k 0 -g y -o 2

Signification :

  • -n n : ne pas télécharger les images disque des distributions GNU/Linux les plus utilisées. Nous n'en avons pas besoin pour utiliser Clonezilla.
  • -c n : ne pas utiliser la sortie console sur les clients.
  • -k 0 : les clients utilisent une architecture CPU i386/i486. Ne changez pas ce paramètre, car il permet d'être compatible avec le plus large matériel possible (oui, j'ai eu du matériel entre les mains qui n'est pas compatible i686 durant la mise en place de ce serveur de clonage).
  • -g y : mettre à jour le système (équivalent de apt-get dist-update).
  • -o 2 : on utilise toujours le noyau Linux provenant du dépôt, pas celui de la machine local.

La configuration se fait de manière automatique. Il ne vous reste plus qu'à attendre le message de fin « Fait ! ».

Configuration Serveur Clonezilla Server Édition

Configuration Serveur Clonezilla Server Édition

Configuration de l'environnement des clients

Cette fois-ci, l'installation se fait obligatoirement en répondant à des questions.

Avant de procéder à cette étape, nous allons changer la couleur du texte et celle de l'arrière-plan de notre terminal. Nous faisons cela car le script d'installation écrit en jaune dans le terminal, ce qui rend le texte illisible.

Pour faire cela, il suffit d'aller dans le menu Édition ? Préférences du profil. En se rendant dans l'onglet « Couleurs », il est possible de changer la couleur du texte et celle de l'arrière-plan en décochant la case « Utiliser les couleurs du thème système ».

Configuration Terminal GNU/Linux Debian

Nous pouvons maintenant configurer l’environnement des clients grâce à la commande :

/opt/drbl/sbin/drblpush -i
  1. L'assistant vous demande de saisir le nom de domaine DNS. Laissez celui qui est proposé en validant.Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et1

  2. Même réponse concernant le nom de domaine NIS/YP.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et2

  3. Même réponse concernant le préfixe du nom des clients.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et3

  4. L'assistant vous demande ensuite quelle carte réseau permet d'accéder à internet. Dans notre cas, il s'agit de la carte « eth0 ». Tapez donc « eth0 » et validez.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et4

  5. L'assistant vous demande si vous souhaitez enregistrer les adresses MAC des clients. Comme nos clients sont temporaires, cette opération serait fastidieuse puisqu'il faut l'effectuer pour chaque nouveau client. Nous refusons donc en tapant « n » et en validant.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et5

  6. Le script nous demande si nous souhaitons réserver les mêmes adresses IP à nos machines clientes. Ceci se fait en enregistrant leurs adresses MAC. Néanmoins, pour la raison évoquée à la question précédente, nous refusons en tapant « n » et en validant.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et6

  7. On vous demande ensuite, dans cet ordre, l'adresse IP à attribuer à la première machine qui demandera une adresse, puis le nombre total de machines. Laissez les choix proposés, à savoir : 12 machines dont les IP iront de 192.168.2.1 à 192.168.2.12 inclues. Le système vous demande ensuite si vous acceptez ces choix. Tapez « y » pour confirmer et validez.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et7

  8. Le système vous présente un schéma du réseau ainsi constitué et vous demande de confirmer. Validez.Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et8

  9. Le système vous demande ensuite de choisir le mode de démarrage des clients. Choisissez l'option « Mode DRBL SSI » en tapant « 1 » et en validant.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et9

  10. L'assistant vous demande ensuite le mode d’exécution de Clonezilla Server. Choisissez « Mode Clonezilla Box » en tapant « 1 » et en validant.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et10

  11. Le système vous demande dans quel répertoire vous souhaitez conserver les images disque réalisées. Laissez le choix par défaut (/home/partimag) et validez. Évidement, vous pouvez choisir un autre dossier (ex. : /home/clone ou bien /dev/null ;)) car le script de sauvegarde/restauration sera lancé en root et aura donc les droits de lecture/écriture dans toute l'arborescence.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et11

  12. Le système vous demande s'il doit utiliser les partitions swap des clients. Infirmez en tapant « n » et en validant.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et12

  13. L'assistant vous demande si les clients doivent utiliser un menu graphique ou textuel. Choisissez un menu textuel en tapant « 2 » et en validant.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et13

  14. Les deux prochaines questions concernent des mots de passe qui peuvent être mis lors du démarrage des clients. Pour les deux, répondez par la négative en tapant « n » et en validant.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et15

  15. Le système vous demande si vous souhaitez définir le prompt de démarrage des clients. Refusez en tapant « n » et en validant.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et15

  16. Même réponse concernant l'utilisation d'un arrière-plan graphique dans le menu de démarrage.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et16

  17. Même réponse concernant l’accès au son, au lecteur CD, etc. sur les clients.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et17

  18. Répondez toujours négativement à la question concernant la création d'alias.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et18

  19. Refusez l'utilisation des clients DRBL en mode terminal en tapant « n » et en validant.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et19

  20. Le système vous demande ensuite si le serveur doit faire office de passerelle vers internet. Répondez « n » et validez.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et20

  21. Validez ensuite la demande de confirmation.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et21

  22. Le système vous demande encore une fois une confirmation avant de mettre en place la configuration. Tapez « y » et validez.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et22

  23. Attendez le message indiquant la fin de la procédure de configuration.
    Configuration environnement des clients Clonezilla Server Édition et23

Facultatif : créer des raccourcis dans le menu des applications et sur le bureau

Dans un premier temps, nous allons créer un raccourci vers Clonezilla Server Édition. Dans un deuxième temps, nous créerons un script permettant de mettre facilement à jour tout le système ainsi qu'un raccourci vers ce script.

ATTENTION : Si vous ne souhaitez pas créer ces raccourcis, sachez que la commande pour lancer Clonezilla Server Édition est :

/opt/drbl/sbin/dcs

Par ailleurs, les commandes pour mettre à jour le système sont les suivantes (en utilisant le compte super-utilisateur évidemment) :

apt-get update && apt-get dist-upgrade
/opt/drbl/sbin/drblsrv -i -n n -c n -k 0 – g y -o 2

/opt/drbl/sbin/drblpush -i -c /etc/drbl/drblpush.conf
reboot

La première commande met à jour la liste des logiciels disponibles et, en cas de succès, met à jour tout le système. La deuxième commande reconfigure le serveur DRBL. La troisième commande reconfigure l’environnement des clients. La dernière commande permet de redémarrer le serveur afin de s'assurer qu'on utilisera bien les derniers composants (notamment le dernier noyau Linux).

Dans le reste de ce tutoriel, je considérerai que vous avez créer les raccourcis. Si ce n'est pas le cas, il faudra adapter mes écrits à votre installation.

Création d'un raccourci vers Clonezilla Server Édition
  1. Il est nécessaire d'installer un logiciel supplémentaire qui permet de lancer des commandes comme si l'utilisateur la lançant était le super-utilisateur. Il s'agit du logiciel sudo. Pour l'installer, il faut taper la commande :

    apt-get install sudo
  2. Tapez la commande :

    usermod -aG sudo clone

    Cela a pour effet d'ajouter le compte utilisateur « clone » au groupe « sudo » car uniquement les membres de ce groupe peuvent obtenir les privilèges du super-utilisateur avec sudo. Il est nécessaire de fermer la session utilisateur « clone » pour que les modifications soient prises en compte.

  3. Tapez la commande :

    gedit /usr/share/applications/clonezilla.desktop
  4. Un fichier vide s'ouvre alors dans l'éditeur de texte. Remplissez-le avec les lignes contenues dans la capture d'écran ci-dessous. Enregistrez vos modifications et quittez l'éditeur.
    Création d'un raccourci sous GNOME pour Clonezilla Server Édition

  5. Un raccourci vers Clonezilla Server est disponible dans le menu Applications ? Outils système. Vous pouvez faire glisser ce raccourci sur le bureau afin d'avoir également un raccourci sur le bureau.

Création d'un script de mise à jour de tout le système
  1. Tapez la commande :

    gedit /home/clone/maj.sh
  2. Un fichier vide s'ouvre alors dans l'éditeur de texte. Remplissez-le avec les lignes contenues dans la capture d'écran ci-dessous. Enregistrez vos modifications et quittez l'éditeur.
    Création d'un script de mise à jour pour Clonezilla Server Édition

Création d'un raccourci vers le script de mise à jour
  1. Tapez la commande :

    gedit /usr/share/applications/maj.desktop
  2. Un fichier vide s'ouvre alors dans l'éditeur de texte. Remplissez-le avec les lignes contenues dans la capture d'écran ci-dessous. Enregistrez vos modifications et quittez l'éditeur.

  3. Un raccourci vers le script de mise à jour est disponible dans le menu Applications ? Outils système. Vous pouvez faire glisser ce raccourci sur le bureau afin d'avoir également un raccourci sur le bureau.
    Création d'un raccourci pour la mise à jour de Clonezilla Server Édition

Utilisation de Clonezilla Server Édition

L'utilisation se fait en deux temps. Dans un premier temps, on sauvegarde le disque dur de la machine modèle vers une image disque. Dans un deuxième temps, on restaure l'image disque sur le reste des machines entrantes dans le parc.

Sauvegarde de la machine modèle

  1. Cliquez sur l'icône « Clonezilla Server » présente sur le bureau.

  2. Le mot de passe du super-utilisateur vous est demandé. Saisissez-le. Attention : rien n'apparaît à l'écran mais votre saisie est tout de même prise en compte.
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et2

  3. L'assistant démarre et vous demande si la manipulation concerne une partie du parc ou la totalité. L'option « une partie des clients par IP ou adresse MAC » ne fonctionnera pas car nous n'avons pas fixé les adresses IP/MAC puisque nos clients sont temporaires. Donc, validez le choix « Sélectionner tous les clients ».
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et3

  4. Nous voulons démarrer Clonezilla donc choisissez « Démarrage mode Clonezilla » et validez.
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et4

  5. Clonezilla nous demande quel mode nous voulons. Le « mode expert » permet de définir des paramètres avancés (ex. : compression plus ou moins efficace/gourmande). Néanmoins, les options par défaut sont suffisantes donc validez le choix « mode débutant ».
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et5

  6. Nous voulons sauvegarder l'intégralité d'un disque dur donc choisissez l'option « Sauvegarde totale du disque » et validez.
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et6

  7. Nous voulons choisir le nom de l'image disque qui sera créée maintenant afin de ne pas avoir à agir sur le client. Validez donc le choix « Entrer maintenant le nom de l'image ».
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et7

  8. Choisissez un nom pour l'image disque, tapez-le et validez.
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et8

  9. Il faut à présent choisir le ou les disque(s) dur(s) à sauvegarder. Pas d'hésitation ici : tous nos disques ont la notation « sda » sous GNU/Linux. Dans notre cas, nous voulons sauvegarder la partition Windows et la partition de données (qui est vide) qui sont toutes deux contenues sur le premier disque. Nous allons donc taper « sda » et valider. Néanmoins, si la machine comporte 2 disques, tapez « sda sdb » pour sauvegarder les deux disques. Pour sauvegarder uniquement le deuxième disque, tapez « sdb ». Etc. .
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et9

  10. Nous souhaitons vérifier que l'image disque sauvegardée a été correctement réalisée donc validez l'option proposée « Oui, vérifier l'image sauvegardée ».
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et10

  11. À la fin du processus de sauvegarde, nous souhaitons éteindre la machine cliente. Choisissez l'option « Arrêter le client en fin de clonage » et validez.
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et111

  12. Nous ne souhaitons pas couper l'image disque en plusieurs morceaux afin de pouvoir la répartir sur plusieurs médiums différents. Il faut donc entrer une grande valeur. Rajoutez quelques zéros et validez.
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et12

  13. Clonezilla vous demande une confirmation. Validez.
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et13

  14. Le terminal va se fermer.
    Vous pouvez démarrer la machine à cloner après l'avoir raccordée au réseau de clonage et avoir vérifié que son BIOS autorise le démarrage depuis le réseau.

    Aucune indication n'apparaît sur le serveur pour annoncer le début et/ou la fin du processus. Néanmoins, en observant le commutateur réseau, vous observerez une période avec un fort trafic réseau puis une période calme. Vous verrez également une forte période d'écriture sur le disque dur du serveur, suivie d'une période calme indiquant également le début et la fin de la sauvegarde. De plus, la machine cliente s’éteindra en fin de sauvegarde. Néanmoins, rien ne vous empêche de brancher un écran sur la machine cliente avant de la démarrer afin de surveiller le déroulement des opérations.

    Note : si vous n'utilisez pas les raccourcis et que vous lancez Clonezilla depuis la ligne de commande, alors vous verrez des messages s'afficher dans la console et vous indiquant la connexion de la machine au serveur ainsi que la fin de la sauvegarde.

    Si vous branchez un écran sur la machine cliente, voici ce que vous verrez :

    La machine cliente obtient une adresse IP via DHCP puis charge un menu de démarrage depuis le serveur via le réseau. Le menu s'affiche ensuite et le chargement d'un système GNU/Linux minimal, lui aussi récupéré sur le serveur, s'effectue.
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et14a

    Ensuite, le processus de sauvegarde s'effectue.
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et14b

  15. À la fin de la sauvegarde, il convient de faire le ménage dans les fichiers créés sur le serveur pour l'opération. Pour cela, cliquez sur l'icône Clonezilla Server sur le bureau. Le système vous demande le mot de passe du super-utilisateur. Tapez-le et validez.
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et15

  16. Confirmez, là encore, que l'opération concerne toutes les machines en validant le choix proposé (« Sélectionner tous les clients »).
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et16

  17. Choisissez ensuite l'option « Arrêt mode Clonezilla » dans le menu et validez.
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et17

  18. Les opérations de nettoyage sont effectuées et le terminal se ferme.

La création de l'image disque de la machine modèle est finie.

Restaurer l'image de la machine modèle sur les autres machines

  1. Cliquez sur l'icône « Clonezilla Server » présente sur le bureau afin de le lancer.

  2. Le mot de passe du super-utilisateur vous est demandé. Saisissez-le. Attention : rien n'apparaît à l'écran mais votre saisie est tout de même prise en compte.
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et2

  3. L'assistant démarre et vous demande si la manipulation concerne une partie du parc ou la totalité. L'option « une partie des clients par IP ou adresse MAC » ne fonctionnera pas car nous n'avons pas fixé les adresses IP/MAC puisque nos clients sont temporaires. Donc, validez le choix « Sélectionner tous les clients ».
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et3

  4. Nous voulons démarrer Clonezilla donc choisissez « Démarrage mode Clonezilla » et validez.
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et4

  5. Clonezilla nous demande quel mode nous voulons. Le « mode expert » permet de définir des paramètres avancés (ex. : compression plus ou moins efficace/gourmande). Néanmoins, les options par défaut sont suffisantes donc validez le choix « mode débutant ».
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et5

  6. Nous voulons restaurer l'intégralité du disque dur donc choisissez l'option « Restauration complète du disque » et validez.
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et6

  7. À la fin du processus de sauvegarde, nous souhaitons éteindre la machine cliente. Choisissez l'option « Arrêter le client en fin de clonage » et validez.
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et7

  8. Clonezilla Server vous demande ensuite quelle image disque doit être restaurée. Choisissez la bonne image dans la liste et validez.
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et8

  9. Choisissez ensuite les disques durs à restaurer. Dans notre cas, il n'y a qu'un disque sauvegardé dans l'image mais dans le cas de plusieurs disques sauvegardés dans une même image, cette option s'avère utile pour ne pas restaurer tous les disques.
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et9

  10. Il faut à présent sélectionner le mode de transmission réseau de l'image disque. « Unicast » consiste à envoyer l'information autant de fois qu'il y a de machines à restaurer. Ceci implique une forte charge pour le serveur et pour le réseau. « Broadcast » consiste à envoyer une seule fois l'information à l'ensemble des machines présentes sur le réseau. Libre ensuite aux machines de traiter l'information transmise. « Multicast » permet d'envoyer une seule fois l'information à un groupe de machines s'étant enregistrées dans le groupe de diffusion. Il s'agit d'une optimisation du mode broadcast puisque seules les machines ayant fait la demande reçoivent l'information. Nous allons donc utiliser le mode « multicast ». Validez cette option.
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et10

  11. Nous devons maintenant définir la période de temps durant laquelle on attend les clients. « Clients to wait » permet de spécifier le nombre de machines qui doivent être attendues avant le lancement de la procédure. « Time to wait » permet de définir le délai d'attente des machines clientes. Ce délai commence à partir de l'enregistrement de la première machine cliente auprès du serveur. Enfin, « Clients+time to wait » est la réunion des deux modes précédents. Afin de nous assurer qu'aucun client ne sera ignoré si celui-ci ne démarre pas sur le réseau, choisissez l'option « clients to wait » et validez.
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et11

  12. Indiquez le nombre de clients à attendre et validez.
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et12

  13. Clonezilla vous demande une confirmation. Validez.
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et13

  14. Clonezilla vous demande de confirmer que le matériel réseau est prêt pour la restauration multicast. Validez.

  15. Le terminal va se fermer.
    Vous pouvez démarrer les machines à restaurer après les avoir raccordées au réseau de clonage et avoir vérifié que leur BIOS autorise le démarrage depuis le réseau.

    Aucune indication n'apparaît sur le serveur pour annoncer le début et/ou la fin du processus. Néanmoins, en observant le commutateur réseau, vous observerez une période avec un fort trafic réseau puis une période calme. Vous verrez également une forte période de lecture sur le disque dur du serveur, suivie d'une période calme indiquant également le début et la fin de la sauvegarde. De plus, les machines clientes s’éteindront en fin de sauvegarde. Néanmoins, rien ne vous empêche de brancher un écran sur une des machines clientes avant de la démarrer afin de surveiller le déroulement des opérations.

    Note : si vous n'utilisez pas les raccourcis et que vous lancez Clonezilla depuis la ligne de commande, alors vous verrez des messages s'afficher dans la console et vous indiquant les machines qui se connectent au serveur ainsi que la fin de la restauration.

    Si vous branchez un écran sur une des machines clientes, voici ce que vous verrez :

    La machine cliente obtient une adresse IP via DHCP puis charge un menu de démarrage depuis le serveur via le réseau. Le menu s'affiche ensuite et le chargement d'un système GNU/Linux minimal, lui aussi récupéré sur le serveur, s'effectue.
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et15a

    Ensuite, le processus de restauration de l'image va commencer.
    Restauration en réseau avec Clonezilla Server Édition et15b

  16. À la fin de la restauration, il convient de faire le ménage dans les fichiers créés sur le serveur pour l'opération. Pour cela, cliquez sur l'icône Clonezilla Server sur le bureau. Le système vous demande le mot de passe du super-utilisateur. Tapez-le et validez.
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et16

  17. Confirmez, là encore, que l'opération concerne toutes les machines en validant le choix proposé (« Sélectionner tous les clients »).
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et17

  18. Choisissez ensuite l'option « Arrêt mode Clonezilla » dans le menu et validez.
    Sauvegarde en réseau avec Clonezilla Server Édition et18

  19. Les opérations de nettoyage sont effectuées et le terminal se ferme.

L'image a donc été restaurée sur toutes les machines.

Mise à jour du serveur

Interêt de la mise à jour

Il est important de mettre à jour ce serveur de clonage de manière régulière. D'une part afin de garantir une correction des bogues découverts et donc une plus grande stabilité du serveur. D'autre part afin de pouvoir supporter le matériel récent, et donc, de ce fait, les machines clientes récentes. En effet, les mises à jour, notamment celles du noyau Linux amènent un support matériel élargi.

IMPORTANT : nous n'avons pas planifié de mises à jour automatiques du système afin d'éviter que des clients ne démarrent plus du jour au lendemain sans raison apparente et afin de ne pas gêner l'utilisation du serveur. En effet, puisqu'il n'est pas allumé en permanence, la mise à jour se ferait au démarrage du serveur. Or, si l'on allume le serveur, c'est qu'on en a besoin maintenant.

Comment mettre à jour ?

Si vous avez suivi la procédure pour créer un script de mise à jour ainsi qu'un raccourci vers celui-ci dans le menu et sur le bureau, vous avez juste à cliquer sur l'un de ces raccourcis pour mettre à jour l'intégralité du système.

Si vous n'avez pas suivi la procédure, vous devez mettre à jour le système en tapant les commandes suivantes (leur signification est expliquée dans la partie concernant la création des raccourcis :

apt-get update && apt-get dist-upgrade

/opt/drbl/sbin/drblsrv -i -n n -c n -k 0 – g y -o 

 
/opt/drbl/sbin/drblpush -i -c /etc/drbl/drblpush.conf
reboot

Dans tous les cas, si le serveur vous demande une confirmation pour effectuer la mise à jour, du type « Appuyez sur Entrée pour continuer » ou équivalent, validez.

Dépannage rapide : Les machines clientes ne démarrent pas !

Problème : Une ou plusieurs machines clientes démarrent depuis le réseau, mais la sauvegarde ne se fait pas (il n'y a pas de trafic ni d’écriture sur le disque dur du serveur). Vous avez branché un écran sur une des machines clientes et vous avez constaté que le menu s'affiche, que le système commence à se charger, mais que le chargement plante en affichant des lignes incompréhensibles.

Solution : Un composant matériel essentiel de la machine n'est pas pris en charge par le système GNU/Linux minimal qui est chargé sur les machines clientes par le serveur.

La seule solution est de tenter une mise à jour du serveur. Si le composant a été pris en charge dans les versions récentes des logiciels, alors les machines clientes pourront être clonées. Pour mettre à jour l'intégralité du système, veuillez vous reporter à la section « Mise à jour de la solution ».

Si le problème n'est pas résolu après une tentative de mise à jour, considérez que vous ne pouvez pas cloner la machine avec la solution avec Clonezilla Server Édition pour le moment.

ÉDIT du 11/07/2011 à 21h45 : J'ai oublié de le préciser mais si le menu apparait sur les postes clients mais que le noyau ne s’exécute pas, alors vous avez sans doute un problème d’incompatibilité entre l'architecture CPU réelle et celle choisie lors de la configuration du serveur. Par exemple : vous avez choisi l'architecture i686 alors que vos machines clientes ont l'i586 pour architecture. Dans ce cas-là, il existe une solution : reconfigurer le serveur et l'environnement des clients en choisissant une architecture antérieure à celle choisie auparavant. J'ai rencontré ce problème et cette solution l'a résolu. Néanmoins, si cela ne fonctionne pas pour vous, même avec l'architecture i386, alors vous avez sans doute un matériel qui n'est pas supporté par le système GNU/Linux minimal qui est chargé sur les machines.

Sources documentaires

Comme d'habitude, je vous indique les sites qui m'ont aidé dans la mise en place de mon projet et dans l'écriture de ce billet.

Pourquoi je préfère internet à la presse traditionnelle ?!

Pourquoi je préfère m'informer par internet ? Il y a encore des gens qui se posent cette question ?!

D'une part, l'information est sélectionnable. Je peux lire ou visionner/écouter ce que je veux parmi une large sélection et je peux arrêter ma lecture ou mon écoute quand je veux. Cela n'est pas le cas des journaux télévisés (ex. : ce soir ils parlent tous presque exclusivement de la libération des deux journalistes de France 3, même la chaîne d'information en continue BFM TV), des journaux papiers (seules les informations pré-sélectionnées sont traitées et publiées, nous y reviendrons) ou bien encore des journaux radiophoniques qui présentent les même faiblesses que les journaux télévisés.

D'autre part, l'information est fiable, voir même parfois plus fiable que celle présentée dans les journaux et notamment les journaux télévisés. Quand je vois le reportage bidonné récemment diffusé par TF1, quand je vois le même TF1 qui me diffuse des images de l'Assemblée Nationale qui ne correspondent pas à la réalité durant les débats sur la loi dite HADOPI, je rigole quand on me parle de fiabilité des journaux télévisés. Les journaux des chaînes publiques et d'information en continue ne sont pas en reste. Combien ont diffusées la fausse image du cadavre de Ben Laden ?! Quant aux rumeurs, elles circulent elles aussi dans la presse traditionnelle : citons à titre d'exemple RTL et les hypothétiques fuites des sujets des épreuves de physique et d'anglais du Bac S et d'histoire-géographie du Bac ES ...

De plus, l'information est plus fraîche sur internet. Ce constat est surtout valable pour les journaux papiers et dans une certaine mesure, pour les journaux télévisés classiques. Les chaînes d'information en continue et les informations radiophoniques sont celles qui concurrencent le mieux internet sur ce critère.

Enfin, l'information n'est pas sélectionnée sur internet et elle y est diversifiée. On peut ainsi y entendre parler des problèmes en Syrie bien plus souvent que dans la presse traditionnelle. Adieu donc la censure ! Adieu donc les priorités dans le choix des sujets traités qui sont parfois douteuses (ex. : quand je vois le Soir 3 faire des morts à la montagne leur priorité éditoriale, je rigole) ! Adieu donc les problèmes d'objectivité (cas TF1/débats HADOPI déjà évoqué) ! Adieu donc la propagande (cas des vaccins contre la grippe H1N1 ou de l'annonce selon laquelle 13 milliards du grand emprunt seront financés par les intérêts que les banques auraient versés pour l'argent prêté par l'État pour absorber la crise) ! D'autres voix peuvent se faire entendre (je pense notamment à Médiapart). Les informations ne sont pas oubliées au bout de quelques semaines alors que les problèmes sur place sont encore présents et d'actualité (je pense à la Libye ou aux fuites au Bac en écrivant ceci mais cela reste valable pour tous les sujets). Des informations ne sont pas passées sous silence. Bref, l'information n'est pas sélectionnée.

Et quand la presse traditionnelle retiens les informations, internet permet de les libérer. Je pense bien évidement aux révolutions dans les pays arabes dans lequel seul internet a permit de faire fuiter des informations (à l'exception de la téléphonie bien sûr mais je parle ici des médiums de masse). Je pense aussi aux journalistes de la rédaction de France 3 qui ont retenus l'information selon laquelle les accompagnateurs des journalistes sont libres depuis plusieurs mois. Tout ça pour des prétextes bidons : je pense en effet que les familles des deux journalistes auraient préféré être informées de la libération des accompagnateurs car cela démontre que la libération des journalistes était en bonne voie sans pour autant être acquise. De plus, ils n'ont pas pensé au reste de la population qui aurait pu être intéressé. La libération des deux journalistes n'aurait pas été remise en cause par la diffusion de cette information. Cela prouve à quel point on ne peut pas avoir confiance en eux car ils sont capables de nous dire « nous pensons à eux ainsi qu'à leurs trois accompagnateurs » des jours durant alors pourquoi ne pas nous mentir sur des faits encore plus importants ? Bref, passons. Je pense aussi, bien évidemment, à Wikileaks. Même si l'on peut discuter de leurs motivations, de leur principes éthiques, de l'apport de certaines des informations diffusées, les apports globaux de leur action sont indéniables.

ÉDIT du 21/02/2013 à 23h55 : J'avais volontairement zappé un aspect fondamental d'internet lors de la rédaction de ce billet car je voulais surtout me focaliser sur l'aspect qualité car j'étais énervé envers un certains nombres de choix éditoriaux (sujets sans importance étalés en long en large et en travers) et envers le ballet médiatique permanent (on traite un sujet pendant quelques heures/jours et on oublie, on n'effectue pas de suivi) mais vu que ce billet est largement consulté, je me sens "obligé" de le compléter. Cet aspect fondamental d'internet que j'ai zappé c'est que chaque personne ayant accès à internet peut mettre à disposition des contenus à une masse phénoménale de personnes c'est-à-dire, en d'autres termes, avoir accès à la parole publique (ce qui était reversé à une élite jusqu'à il y a encore peu de temps), exercer sa liberté d'expression (article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, un texte sans importance quoi) et donner son avis. Ce mécanisme permet d'obtenir des avis pertinents et pointus loin des "experts" vendus par les médias traditionnels. Cela peut faire peur et d'ailleurs cela fait peur à la presse. Enfin, à la presse, c'est un bien grand mot : cela fait surtout peur aux éditorialistes qui ont bien compris que leur métier n'a plus de sens. Le journaliste qui mène une enquête de terrain et creuse ses sujets a (et aura) toujours une légitimité : aller chercher l'info, la vérifier, la présenter, comprendre le pourquoi du comment, ... Un éditorialiste ne fait que donner son avis sur les sujets du jour. Pas de chance, internet permet à chacun de diffuser son avis à qui en veut. Et l'avis de monsieur ToutLeMonde est tout aussi intéressant que celui d'un éditorialiste. Pour peu que le monsieur ToutLeMonde en question soit un spécialiste du domaine et ça donne un résultat bien meilleur que celui que pourrait produire n'importe quel éditorialiste qui est un généraliste. Je veux dire, vous avez sans doute entendu des éditorialistes venir donner leur avis concernant internet sans la moindre connaissance de son fonctionnement et de ses implications, ne venez pas me dire que leurs avis étaient pertinents et représentatif ... Fin de l'édit

Évidement, internet n'est pas la panacée : il reste un médium et son contenu est donc soumis à la volonté humaine. Comme d'habitude les règles de prudence doivent s'appliquer : création d'une liste de sites d'information de confiance, croisement des informations, se questionner sur les motivations du journaliste et/ou du groupe éditorial, etc.. Mais là encore internet permet de vérifier beaucoup plus facilement les informations que les médias traditionnels par le fait qu'il s'agit d'un média bidirectionnel.

Je passe les journaux télévisés au vitriol depuis le début de cet article mais je pense pourtant qu'ils ont leur rôle à jouer. Ils apportent un minimum d'informations à ceux qui ne peuvent pas avoir accès à internet (pour des raisons financières, techniques, ou de handicap) ou qui ne peuvent/veulent pas s'informer de manière active et volontaire (par manque de temps ou de motivation). Pour les autres, ils peuvent constituer, tout comme le reste de la presse traditionnelle, un point d'entrée pour des recherches complémentaires ou des croisement d'information afin d'en vérifier la validité.

En bref, internet est un nouveau moyen de créer et diffuser l'information, tout simplement. Et c'est bien ce qui emmerde les censeurs, les bien-pensants et compagnie. Et c'est ça qu'est bon !