Critique de films et d’émissions télévisées 2

Table des matières

Aller, encore quelques critiques de films et de reportages télévisés. Critiquer les reportages que l'on voit constituent, je pense, un très bon moyen d'entraîner son esprit critique et de connaître les limites de nos raisonnements.

Bandidas (2006)

Film à regarder pour Salma Hayek et Penélope Cruz et aussi un peu pour la magie du dressage des chevaux. Dommage que certaines scènes soient récurrentes au point de devenir barbantes (je pense à toutes les scènes de baisers/comparaison). Un film à regarder comme un divertissement, rien de plus.

Prêt à jeter (15/02/2011)

Un bon reportage d'Arte sur l'obsolescence programmée. Un reportage qui n'est pas innovant car le sujet traité n'est pas nouveau (fondement dans les années 20). Ce reportage évoque, et c'est déjà plus rare, l'histoire de l'obsolescence programmée, le présent et les voies de sortie. Il s'agit bien évidemment d'un reportage à parti pris. Néanmoins, les journalistes sont honnêtes et évoquent toutes les formes obsolescences : l'obsolescence permise par la technique (ex. : l'imprimante qui stocke le nombre d'impressions) mais aussi l'obsolescence basée sur le désir des gens (je veux un nouveau produit plus beau, plus performant). Le sujet évoque plusieurs solutions de sortie (la loi, la décroissance) mais je pense que le problème est plus profond. L'humain veut avoir ce que possède son prochain, il veut se la péter en société. La loi sera contournée, des produits durables ou qui tentent de réduire leur empreinte écologique seront vendus plus cher et tout le monde ne pourra pas se les payer car tout le monde veut tout avoir pour rien (sans compter ceux qui n'ont pas et n'auront jamais les moyens). Ces deux voies ne me semblent pas envisageables sans un changement profond de mentalité. Il faut opérer un changement plus profond. Instauré un cercle vertueux me paraît plus envisageable mais on en revient au prix de vente trop élevé. Toutes ces voies de sortie possibles (et d'autres) sont évoquées dans le reportage : libre à chacun de se forger son opinion. En tout cas, les solutions techniques pour produire des produits ayant une plus grande longévité existent et ont existé (voir les brevets déposés pour des produits longue durée, voir les réfrigérateurs de nos grand-mères qui fonctionnent encore 30 ans plus tard ...) En tout cas, qu'on ne vienne pas me parler d'écologie ou de mettre des panneaux solaires sur mon toit : je pense qu'il y a des domaines où l'action permettrait de sauver plus efficacement la planète ! P.S. : J'adore les fanatiques de l'ampoule de Livermore ;).

Chacun sa nuit (2006)

Inspiré d'un fait réel, ce film est assez magnifique et incompris. Une relation viscérale entre un frère et sa soeur, d'où un vide quand le frère est assassiné. Cet attachement peut choquer mais il est réaliste et plutôt pur. Là où certains ne verront qu'une envie viscérale de filmer des post-adolescents nus, d'autres verront un film remarquable qui pose des questions (quelle est la valeur d'un humain à l'heure de la médiatisation ? connait-on bien ceux qui nous entourent, se connait-on soit-même, ...) sans apporter de réponses. Deux regrets : des séquences un peu longues qui n'apportent pas l'effet voulu (elles doivent certainement vouloir rendre le drame plus pesant) et un film globalement mal filmé (plans statiques, image vibrante).

Inception (2010)

Un film loin des clichés qu'on lui prête : non il n'est pas nécessaire de le regarder 2 ou 3 fois avant de comprendre un tant soit peu l'histoire. Si le scénario reste bancal, je retiens de ce film les quelques "vérités" sur le monde des rêves et de la possibilité de faire admettre à quelqu'un qu'une idée vient de lui. Elles sont exagérées par le film mais, quand on y réfléchi, réalistes. Loin d'être un grand film, c'est un bon divertissement.

Envoyé spécial - charter pour les études (28 octobre 2010)

Ce reportage nous parle des étudiants français qui partent à l'étranger, loin du programme Erasmus pour obtenir leur diplôme. Avant de voir ce reportage, je me disais que certaines destinations étaient des voies de secours pour des étudiants en difficultés mais que d'autres étaient de réelles opportunités. En disant ça, je pense, par exemple, aux métiers du jeu vidéo dont les études me paraissent plus complètes et plus développées en Amérique du Nord. Ce reportage confirme ma pensée. Le reportage laisse également apparaitre l'ambiguïté de la relation Roumanie-France : leurs diplômes ne valent rien, mais qu'est ce qu'on aime bien avoir des médecins roumains (et/ou franco-roumains) pour remplir nos campagnes désertées par les médecins français ! On pourra reparler des causes (service public réduit voir inexistant, commodités, part de marché réduite ...) de cette mauvaise répartition des médecins car là n'est pas le sujet. Le seul reproche que j'ai à faire à ce reportage est qu'il se sert de quelques cas pour faire une généralisation et ça, ce n'est jamais bon. Il aurait fallu suivre plus de personnes et offrir des critères objectifs pour comparer les différents parcours effectués (comparer des salaires par exemple). Pour résumer : un assez bon reportage, mais avec un goût d'incomplet.

Envoyé spécial - séjours linguistiques (21 avril 2011)

Un sujet qui me conforte, une fois de plus dans mes opinions. Un séjour linguistique doit être une isolation complète du participant vis-à-vis de sa langue natale. La famille d'accueil ne doit pas savoir parler la langue du participant afin d'éviter toute tentation d'aider le participant. Les hébergements à plusieurs dans une même famille sont une bonne idée à condition, là encore, que les hébergés ne parlent pas la même langue natale. C'est dans ce genre de cas que l'utilité d'une langue commune apparaît. Ensuite, il ne suffit pas d'aligner deux mots pour progresser. Il faut donc que la famille d'accueil s'implique, fasse participer ceux qu'elle héberge. Pourquoi ne pas envisager, par exemple, de regarder/lire les informations de la journée et de les commenter afin de faire un vrai débat ? Il faut également prévoir des sorties, afin de multiplier les contacts et donc les rythmes de paroles, parfois même les accents. Enfin, je pense qu'il faut mélanger culture et langue. Ensuite, il faut s'attendre à des progrès qui seront fonction de la motivation et de la durée du séjour : il me paraît impossible de progresser dans un séjour d'une semaine, même en étant motivé. À l'inverse, un séjour de 1 mois sera inutile sans motivation. Enfin, les cours donnés sur place m'apparaissent futiles : cela reste des cours avec ce que cela entraine (tentation de parler français, rythme différent, etc.). Tout cela est rappelé de manière implicite par le reportage, mais il convient de l'expliciter. Normalement, cela aurait dû être le travail des journalistes. Après, je trouve dommage de tirer sur l'enseignement public français. L'oral est de plus en plus mis en avant dans les classes des collèges, lycées et enseignement supérieur français. Néanmoins, même en faisant débattre les élèves, en mettant l'accent sur la prononciation ou autre, on atteint les limites des cours (à savoir : ce sont des cours justement donc formatés). Après, comme le rappelle le reportage, le marché est en pleine expansion. Difficile donc de savoir à qui se fier. Les labels UNOSEL et Office présentés sont-ils réellement indépendants (en disant cela, je pense notamment aux nombreux labels agroalimentaires bidons tels que Saveur de l'année) ? Leurs contrôles sont-ils réellement efficaces ? ... Le mieux, selon moi, est de croiser ces labels avec des recherches d'avis d'anciens participants sur internet en faisant bien évidemment attention à ne pas tomber sur des sites partiaux ou des commentaires manipulés. Enfin, apprendre le français dans une famille anglaise venue habiter en France est une mauvaise façon de procéder. Tout au plus, cela peut-être une première approche, mais cela ne constituera pas une progression flagrante pour le candidat, toujours à mon humble avis. Pour résumer : un reportage fortement incomplet, mais qui constitue une porte d'entrée à quiconque s'intéresse aux séjours linguistiques.

Enquête exclusive - Escort girls (26 janvier 2011)

Un reportage globalement lourd : on se passerait bien des commentaires de la la voix off qui n'apporte rien et ne fait que répéter ce que disent les interrogés. Beaucoup de superflu dans ce reportage . De plus, le reportage est trop axé sur Zahia, sans doute pour profiter du buzz du moment et pour se faire mousser. À noter quand même la remarque amusante de l'avocat d'un patron de bar proxénète : internet a donné une vision déformée de ce qu'est la prostitution et le proxénétisme à son client. Ben voyons ! Le méchant internet frappe encore ! À part ça, le reportage tente de faire la part des choses entre victimes et volontaires. C'est bien là son seul point positif, car le reportage ne nous apprendra rien de nouveau.

Pirat@ge (15 avril 2011)

Un reportage qui mélange pêle-mêle hackers, script-kiddies, pirates, artistes, les personnes qui enfreignent le droit d'auteur ... sans vraiment expliquer les différences fondamentales entre tous ces groupes même s’ils ont de forts liens entre eux. C'est fortement dommage d'autant que les personnalités interrogées sont intéressantes bien qu'incomplètes (qui de mieux que Stallman pour parler du logiciel libre par exemple ?). De plus, ce documentaire ne sait pas vraiment à quelle cible il s'adresse : il contient des définitions afin de faire accrocher le grand public, mais d'un autre côté, il fait des raccourcis et des approximations qui rendent son suivi plus difficile pour des non-initiés. Pour résumer : un documentaire pour faire des rappels aux initiés, rien de plus. Une déception.

Enquêtes & révélations - Cambriolages et agressions à domicile, comment se protéger ? (26 octobre 2010)

Un reportage de plus basé sur l'insécurité si chère à la droite. Il faut faire peur au téléspectateur, lui sortir des chiffres (300 000 cambriolages/an en France, seules 5000 arrestations waouh, mais quid des arrestations concernant plusieurs cambriolages ?), lui montrer des victimes condamnées à ne plus jamais manger à 19h30 sous peine de repenser au home-jacking qu'ils ont vécu et enfin de lui montrer des voyous, des vrais du genre qui n'ont pas peur de mettre le feu à leur couverture durant leur garde à vue dans le seul but d'échapper à la justice ! D'ailleurs le titre du reportage est vicié : "comment se protéger". Ce titre nous indique qu'après une présentation du sujet (nombre de cambriolages en hausse), on va me parler des solutions. Même pas ! Le reportage est axé : suivi d'une intervention de la police technique et scientifique suite à un cambriolage, suivi d'une arrestation/planque, suivi d'un procès ... Les moyens de protection sont évoqués à deux reprises, dans deux séquences de 10 minutes chacune. Sont abordés : les portes blindées et les limites des portes dites sécurisées vendues 399 €, les moyens de certification (A2P), les alarmes et leurs limites (un brouilleur GSM suffit à désactiver les anciens modèles ou ceux encore installés par des professionnels peu scrupuleux), les limites à la possession d'une arme à feu chez soi (risques judiciaires dans le cas d'un tir non reconnu comme légitime défense, etc.) Sur ces points, il faut reconnaître que les journalistes rattrapent le niveau du reportage. Après, il faut rester lucides, ne pas tomber dans une dérive sécuritaire. Je pense que les alarmes, caméras et autres gadgets technologies ne sont pas la solution. En suivant des conseils de base (solidarités entre voisins, on ne crie pas sur les toits sa période de vacances, ne pas crier sur les toits tout ce que l'on possède, ...), chacun peut éviter le pire. Pour compléter, dans les zones à risque, on peut investir dans des ouvrants sécurisés en faisant évidemment des recherches sur le net et en boutique ainsi que plusieurs devis pour éviter de se faire piéger. Mais ce n'est que mon avis. Concernant le reportage, pour résumer : le titre est trompeur et le reste suit : on s'ennuie.

Génération Scarface (3 mars 2011)

Un documentaire sur la perception du film Scarface par plusieurs générations de banlieusards. Mouais, je ne suis pas convaincu. Faire de Scarface un symbole de toutes les banlieues me paraît réducteur. Je peux me tromper. Le seul point positif de ce documentaire est d'utiliser Scarface comme prétexte pour faire exprimer aux banlieusards leurs problèmes. Ensuite, ça s'arrête là pour moi : ce documentaire n'a aucun intérêt à mon sens.

Zone interdite - Faux malades, formations bidons, entrepreneurs fictifs, la France des arnaques (21 novembre 2010)

Comme je le répète pas mal depuis le début de ce billet, nous sommes en présence d'un reportage qui ne nous apprendra rien : les fraudes ont existé, existent et existeront. Le reportage semble néanmoins dépassé : diffusé en novembre 2010 alors que l'année 2009 est évoquée plusieurs fois dans le reportage comme étant l'année en cours. J'ai une bigup à passer à M. Laurent Levy, PDG de la chaîne Optical Center qui a cru son logiciel de contrôle anti-fraude était inviolable (ces termes-ci sont employés durant le reportage). Je ne m'étendrai pas plus sur ce point : ceux qui ont l'habitude de me lire savent que rien n'est inviolable. Pour en revenir au reportage lui-même : un reportage qui me semble honnête, mais avec des séquences franchement longues et inutiles (les patrons abusant du statut d'auto entrepreneur filmé lors de leur procès, la formation bidon en kinésiologie , ...). Le reportage nous présente les techniques de fraudes les plus courantes (auto-entrepreneur sinon licencié donc plus de charges sociales, des économies en personnels liés à la gestion du personnel et des payes, pas d'indemnités de licenciement, etc. ; formation au contenu bidon, faux centre de formation, etc. ; lunettes de soleil dissimulées comme étant des lunettes correctrices de la vision ; le prix des verres augmenté afin d'absorber le prix de montures top classe ; je ne parle même pas des ambulanciers peu scrupuleux ...). Pour résumer : un bon reportage pour s'informer si l'on n'est pas déjà au courant de toutes ces pratiques.

Gainsbourg - vie héroïque (2010)

Attention, ce film n'est pas une biographie, mais une adaptation cinématographique de la perception de Gainsbourg qu'a le réalisateur de ce film, Joann Sfar. Certains côtés de Gainsbourg (provoc', jalousie, ...) sont très bien rendus à travers des scènes percutantes. J'aime bien le personnage secondaire "La gueule" créé pour représenter le côté Gainsbarre de Gainsbourg : il donne du tonus et un côté-vérité à ce "comte". Dommage que certaines scènes soient vraiment trop longues : ce film aurait gagné à être plus court (1h45 minimum tout de même). Dans la même veine, on pourra discuter de l'intérêt de certaines séquences. Ce sont là les seuls défauts que je trouve à ce film. Je trouve que ce film fait mieux ressortir le personnage que ne l'avait fait le film "Coluche, l'histoire d'un mec" (2007).

Un jour, un destin - Nicolas Sarkozy, les secrets d'une ambition (26 avril 2011)

Un documentaire qui retrace la conquête du pouvoir de Nicolas Sarkozy, de sa prise de pouvoir à Neuilly jusqu'à son statut de président de la République française. Je n'ai presque rien à reprocher à ce documentaire : il permet de s'informer sur le parcours de l'homme. Des périodes importantes ont quand même été passées sous silence, comme son poste au ministère de l'Intérieur de 2005 à 2007. Cet "oubli" n'est pas le seul et on peut se demander, sans pour autant hurler au complot, comment a été fait le choix des moments de la vie de Sarkozy que le reportage allait traiter ou pas. Quel est le point de vue qu'on veut nous faire adopter ? Pour résumer : un bon reportage avec des limites à trouver quand on le visionne.

Infrarouge - 68 (12 mai 2011)

Un bon reportage qui revient sur la volonté des peuples de nombreux pays autour du globe (France, Espagne, Italie, USA, Japon, ...) d'instaurer un nouvel ordre mondial cette année-là et sur les rêves brisés (les étudiants français trop violents retournent la population contre eux, Luther King est assassiné, Bobby Kennedy aussi ...) de ces personnes. Il y a toutefois quelques éléments pouvant prêter à confusion dans ce reportage : il nous indique, par exemple, que quelques semaines s'écoulent entre la mort de Luther King et de Robert Kennedy alors qu'il y a presque 2 mois (à deux jours près) entre ces deux morts. Mais, globalement, je retiens un bon reportage qui permettra de raconter 68 aux plus jeunes et de faire revivre cette année aux plus âgés avec sérieux et recul.

Envoyé Spécial - Les escrocs du web (17 février 2011)

Un reportage de plus sur les arnaques sur internet et plus précisément sur les escrocs qui font miroiter l'amour ou un fabuleux héritage à leur victime. Si, avec ce reportage simple d'accès, des gens se font encore avoir ... Ha oui, je suis bête, il y a de grands optimistes comme Maurice qui s'est déjà fait arnaquer une fois pour un montant de près de 50 000 € (sic !) et en redemande, quitte à couper les ponts avec sa famille qui tente de le convaincre qu'il va encore se faire avoir ! J'espère que Maurice est un gag orchestré par les journalistes de ce reportage (sérieusement, un prof qui donne des cours de marketing se faire avoir par ces arnaques grossières ...). Je veux bien croire que tout le monde peut être touché sur un moment de déprime ou de faiblesse mais il y a des limites. Internet a cela de fabuleux que les gens perdent leur esprit critique devant lui, comme par magie : des gens rationnels dans leur quotidien relâchent, sans raison, leur vigilance sur le net. Attention, la phrase précédente n'est pas à prendre comme une phrase anti-internet, puisque les arnaques ont toujours existé, même avant son existence, il ne peut être tenu pour responsable. Et puis, il n'y a pas qu'Internet qui faire perdre la tête aux gens, dans tous les domaines : surendettement, croire à des promesses marketing bidons, etc.. Un outil ne justifie pas son usage comme on dit. Pour en revenir au reportage, dommage qu'il n'aille pas plus loin dans la prévention. Si la méthode consistant à faire faire un geste anodin à son interlocuteur pour vérifier que l'image est réelle et est diffusée en temps réel, d'autres méthodes auraient pu être présentées. Comme celle consistant à chercher les photos données par les escrocs sur Google images (oui, on peut lancer une recherche à partir d'une image depuis très récemment) ou sur le site tineye ayant le même mode de fonctionnement. Comme celle consistant à rechercher le mail reçu sur HoaxBuster. Comme proposer la lecture des sites croque-escrocs.fr et croque-escrocs.com. Comme tant d'autres. En revanche, le titre du reportage est trompeur : les escroqueries sur le net ne se réduisent pas uniquement à celles montrées. Pour résumer : un reportage qui n'apprendra rien aux gens déjà informés de ces arnaques, mais qui, je l'espère, servira à empêcher de nouvelles personnes de se faire piéger.

Enquête exclusive - Hôpitaux psychiatriques, voyage au cœur de la folie (7 mars 2010)

Si comme moi, vous avez toujours voulu savoir comment cela se passe à l'intérieur des hôpitaux psychiatriques, alors ce reportage vous en donnera un aperçu. Je ne ferai aucun commentaire, car je ne connais absolument rien du fonctionnement d'un centre psychiatrique. C'est juste un reportage à voir si on est intéressé tout en connaissant les limites de ce type de reportage.

Capital - L'incroyable histoire de la Freebox (9 janvier 2011)

Un reportage qui tombe environ 2 semaines après l'annonce de la Freebox Révolution. Voilà de quoi hésiter entre reportage ou publi-reportage. Après une mise en place un peu longue du reportage (encore une famille banale filmée pour lancer le sujet ...), on n'apprendra rien de spécial : la Freebox Révolution, les débuts de Xavier Niel avec le minitel, l'idée de la Freebox, la concurrence (SFR uniquement) et c'est tout. Comme d'habitude, ce reportage constituera un bon point de départ à ceux qui veulent en savoir un peu sur Free. Rien de plus. Il me semble qu'on n’est pas encore dans le publi-reportage ou du moins, on n’est pas dans la définition que je retiens de ce qu'est un publi-reportage car : aucune notion des prix, au moins un concurrent présenté, ...

Arte - Sciences - L'intelligence collective, une spécificité animale ? (29 octobre 2010)

Un reportage diffusé plusieurs fois (notamment en 2009) mais cette fois, je l'ai enregistré. Le principe même d'intelligence collective et ses applications m'ont toujours fasciné : le comportement animal bien sûr, mais aussi les implications en robotique/nanorobotique, le travail dit collaboratif (dans une certaine mesure) ou bien encore en économie (on n'est plus très loin du concept de main invisible cher aux classiques) et enfin (liste non exhaustive tout de même), en sociologie (principe de la foule, de la mode, ...). On pourrait même imaginer des logiciels reprenant ce concept. Ce reportage présente les clés que nous possédons pour comprendre ce phénomène. Un résumé clair, précis et concis des connaissances actuelles en la matière (ou plutôt celles dont on a bien voulu/pu nous parler). Les images qui reviennent plusieurs fois sont à la fois un avantage (on se concentre sur la voix) et un inconvénient (que faire pour s'occuper quand la voix à un rythme trop faible ?) mais ce n'est pas nouveau dans les documentaires Arte donc on s'y fait.

Le doc du dimanche - Des labels à tout prix (21 novembre 2010)

Ha ! Les labels ! J'ai toujours été convaincu qu'il y a des labels qui valent le coup et d'autres qu'il faut ignorer. Ce documentaire se consacre à quelques-uns des labels alimentaires, mais cela est valable pour les labels non agroalimentaires (labels environnementaux, labels énergétiques, ...). J'ai toujours pensé que la plupart des labels ne sont qu'une machine à fric (notamment « Saveur de l'année ») et que même les plus sérieux d'entre eux peuvent avoir des cahiers des charges à côté de la plaque. C'est ce que me confirme ce reportage comme d'autres avant lui. Les cahiers des charges des labels les plus sérieux sont établis en comité qui peut se tromper ou agir dans un intérêt précis. Il en va de même pour la l'attribution du label (l'exemple de qui produit le vrai gruyère, Suisse ou Français tranché par la commission européenne après un lobbying intensif est éloquent). La qualité est une notion subjective. De ce fait, et en fonction d'arbitrage économique, certains labels prestigieux ne sanctionnent pas l'usage massif de produits modifiant le goût, la texture, ... Parfois, on marche sur la tête et on assiste à la disparition de tradition (l'exemple du sel de Guérande est là encore éloquent). Quant aux labels non officiels, on sent une certaine gêne des organismes qui les délivre lorsqu'on en vient à évoquer la question « de l'argent pour l'utilisation d'un label ». Bref, ce reportage a amené un peu plus d'eau dans mon moulin. Un reportage, ayant certes un parti pris, mérite d'être regardé pour se forger une opinion, dans un sens comme dans l'autre.

Envoyé Spécial - Des lunettes pas très nettes (18 novembre 2010)

Un reportage de plus sur les fraudes à la mutuelle concernant l'optique. Tiens donc ! Nous retrouvons Laurent Levy (voir Zone interdite - Faux malades, formations bidons, entrepreneurs fictifs, la France des arnaques ci-dessus) de là à hurler à un coup de pub en sa faveur, il n'y a qu'un pas. Lunettes de soleil dissimulées comme étant des lunettes correctrices de la vision, le prix des verres augmenté afin d'absorber le prix de montures top classe, une deuxième paire à prix cassé, mais avec une qualité tout aussi bradée, fausse ordonnance, ... Les méthodes sont nombreuses. La question que je me suis toujours posée est la suivante : à qui profite le crime ? Aux fabricants et aux opticiens fraudeurs qui augmentent leur part de marché ? Aux mutuelles qui peuvent ainsi justifier la hausse du montant des cotisations ? Au client nécessiteux qui peut ainsi s'équiper ? Au client frimeur qui peut ainsi se fabriquer une collection avec une paire assortie à chaque occasion ? À chacun de trancher. Un reportage simple (simpliste ?) qui n'apprend rien (sauf aux téléspectateurs ayant vécu dans une grotte depuis fort longtemps.

Enquêtes et révélations - Le business du permis de conduire (11 janvier 2011)

Un reportage sur un sujet que je juge sensible, car quoi que l'on fasse, on ne pourra pas responsabiliser les conducteurs. Quand je vois, en dehors de ce reportage, des gens rouler à fond dès qu'il n'y a pas un homme en uniforme ou une machine braqués sur eux, quand je vois toutes les tricheries possibles pour éviter de perdre des points ou pour regagner son permis, quand je vois des gens ayant obtenu le papier rose en bonne et due forme et qui, même après plus de 5 ans de conduite faire des fautes graves (vitesse, non-respect des distances), je me pose des questions. Faut-il entrer dans un état ultra policier (= un représentant de l'autorité derrière chaque conducteur) pour que les gens se responsabilisent ? Les gens qui échouent 5 fois au permis de conduire ou ceux qui l'ont eu, mais que même l'expérience n'a pas pu aider ne peuvent-ils pas se demander s’il est légitime qu'ils aient une voiture entre les mains ? Je pense également qu'aujourd'hui, le permis est plus nécessaire pour ne pas passer pour un con en société que pour des raisons rationnelles : dire que l'on conduit c'est toujours plus uber classe que dire qu'on emprunte les transports en commun (ce que fait votre serviteur). Bien sûr, je suis conscient que les transports en commun ne résolvent pas tous les problèmes (quid des entreprises qui ont besoin de se déplacer ? Transports en commun pas toujours développés de manière intelligente, Ça fait "autonome" sur le CV donc personne fiable en cas de grève des transports, temps de transport parfois exponentiels, ...). Je cesse ici mon avis sur la situation puisque, de toute façon, je n'ai pas les réponses. Ce reportage n'apprendra rien. Oui, comme partout il y a de la fraude. Oui, on peut obtenir son permis pour beaucoup moins cher et sans forcer à l'étranger (au Sénégal par exemple), oui on peut utiliser un avertisseur de radar (ou plutôt "assistants d'aide à la conduire" en novlangue), oui on peut louer sa voiture, oui on peut utiliser des plaques étrangères dans des pays peu transparents comme la Lettonie, oui on peut conduire une voiture sans permis, oui on peut ... Pour résumer : un reportage un peu longuet parfois qui n'apprendra rien à beaucoup de personnes.

Capital (3 avril 2011)

Téléphone, internet, la jungle des abonnements

Le reportage commence sur une confusion entre geek et technophile. On n'est plus à ça près. Quand on m'annonce que choisir un seul opérateur pour la téléphonie fixe, la téléphonie mobile, l'accès internet et la télévision est moins problématiques (qu'un seul interlocuteur), je tique : quid de la dépendance vis-à-vis d'un seul fournisseur de service ? Si le réseau tombe, tout tombe (même si, je le reconnais, il y a très peu de chances que cela arrive). On nous résume le reportage "L'incroyable histoire de la Freebox" donc voir ci-dessus. L'interview final de Xavier Niel à l'avantage de casser un peu l'image du chevalier blanc : Free aussi a été épinglé par la justice pour de mauvaises pratiques, Free aussi n'a pas répercuté, sur la facture du client, les baisses de prix d'emprunt d'un réseau concurrent pour un appel box->mobile jusqu'à aujourd'hui.

Enquête sur les secrets du S.A.V.

Rien de neuf sous le soleil. Les appareils électroménagers ne sont que trop rarement réparés. Là encore, à qui profite le crime ? Les fabricants qui utilisent le principe de l'obsolescence programmée comme modèle économique ? Les enseignes qui, voulant faire toujours plus de marges, incitent à l'achat plutôt qu'à la réparation ? Les réparateurs indépendants "compétents" (= qui change le bon composant et non pas la carte en entier) sont rares et, si on n’habite pas près de ces réparateurs, on explose alors le budget transport, il ne faut pas l'oublier. Le reportage aurait gagné à être plus complet.

Voitures neuves - les nouveaux rois du discount

Entre magazines en ligne, mandataires (les concessions, ayant un quota à atteindre pour toucher une prime, leur cède des lots de voitures à prix cassés), profiter de la vente dans un autre pays et faire du dumping, ... Tout est bon pour vendre plus de voitures, toujours moins cher. Je ne commenterai pas plus ce reportage, car je ne suis pas intéressé par le milieu de l'auto.

Envoyé spécial (4 novembre 2010)

La vogue de la détox

Je n'ai jamais cru aux marchands de bien-être de toutes formes donc, tout comme le reportage, je suis de parti pris. Je veux bien croire la vertu de certaines plantes, la Nature étant forte, mais je ne crois pas au thé du bonheur, à la naturopathie ou aux gadgets technologiques miracles. Les jeûnes sont une ânerie de plus : ce n'est pas en privant notre corps de quoi que ce soit que l'on va se désintoxiquer (sauf si vous arrêter de fumer, bien sûr ). Enfin, je crois fortement en la Nature et en notre organisme qui est capable de se désintoxiquer tout seul (sauf agression spéciale comme la cigarette). Je vais vous donner, en exclusivité mondiale la solution du bien-être physique : manger équilibrer et en quantité suffisante et se promener (voir courir) dans des endroits 100 % nature (non, pas besoin d'aller à 150 km de chez vous, un espace de verdure ou nul élément perturbateur vient vous déranger existent tout près de chez vous, cherchez. Pour le bien-être moral, c'est une autre histoire. Un reportage correct qui interroge toutes les parties. Dommage que ce reportage soit de partit pris, cela aurait permis, si je suis dans le faux, de m'ouvrir l'esprit.

États-Unis, les maisons de l'enfer

Éduquer la jeunesse américaine en lui montrant des scènes de violences ... Avant de voir ce reportage, je faisais le parallèle entre ces maisons et un crash-test de prévention routière. Je pensais que dans les deux cas, on dissuadait les jeunes de faire une mauvaise action (conduire trop vite et/ou ivre pour le crash-test, ne pas se droguer, tuer, ... pour les maisons de l'enfer). Après ce reportage, je me rends compte qu'il s'agit surtout d'utiliser la peur provoquer chez les plus jeunes pour les enrôler dans une religion. "Les religions sont les premières sectes de notre monde" comme j'ai toujours dit. Un reportage qui m'aura ouvert les yeux, c'est rare !

Une bouteille en eaux troubles

Ne pas boire l'eau du robinet (voir "Du poison dans l'eau du robinet" diffusé le 17 mai 2010), ne pas boire l'eau des bouteilles ... Je fais quoi ? Je creuse un puits dans mon jardin ? Je ne suis même pas sûr, dans ce cas-là, d'avoir la garantie que mon eau ne provient pas d'une nappe polluée. Je ne peux rien faire. Et c'est probablement le but de ce reportage : ne pas provoquer une psychose, mais forcer les fabricants à trouver une solution. La force du peuple en quelque sorte.

Glam, blogs et rock'n'roll

J'avais déjà vu ce reportage qui a été diffusé la première fois le 7 janvier 2010. Que dire ? Que ce reportage ne m'apprend rien et que je déplore le fait que des vidéos et images soient conservées et massivement diffusées (le problème est surtout là). Faire des fêtes sans limites, je ne vois pas de problèmes tant que tous les participants sont consentants et qu'il n'y a pas entrave à la liberté de qui que ce soit (voisins, public, ...). Diffuser massivement des photos et vidéos de ces soirées, je suis toujours contre : cela peut nuire aux participants dans leur vie professionnelle, dans leur entourage, etc.. Que dire des séances de webcam "hot" sur MSN ? La même chose : il faut réfléchir avant plutôt qu'après.

Un jour, un destin - Jacques Martin (20 décembre 2010)

Un reportage qui retrace la vie, l'insatisfaction générale et la solitude de cet homme de scène qui ne sera jamais ce qu'il avait espéré être. Comme toujours dans les "Un jour, un destin" et comme dans d'autres reportages d'ailleurs, on peut discuter le choix des instants de la vie de cet homme qui ont été choisis au profit d'autre. Je ne ferai aucun autre commentaire, car je pense qu'on peut difficilement commenter la vie et encore plus la vie quotidienne d'un homme que l'on n’a pas connut de près. En revanche, je pense qu'on peut commenter l’œuvre de n'importe quel homme, mais ce n'est pas le sujet de ce reportage plus axé sur l'humain que sur son œuvre.

Le prix du silence (DVD : 2011)

Une fiction inspirée du scandale politico-médiatique Plame-Wilson. Une journaliste révèle l'identité d'un agent de la CIA et se voit contrainte, par la justice américaine, de révéler l'identité de sa source. Elle n'en fera rien, sera mise en détention, mais ne cédera pas sauf à la toute fin, afin de réduire sa peine de prison et ainsi voir son fils grandir. Un film à "petit" budget plutôt réussi bien que parfois trop long et ayant des dialogues parfois mal formulés. Tout comme "No-limit" amène le spectateur à mener une réflexion sur la nécessité de la torture en cas de force majeure, ce film amène le spectateur à se demander si le secret de la source doit être préservé en cas de force majeure (couverture d'un agent, menaces sur d'autres personnes, etc.). On peut établir un lien avec Wikileaks à qui on a souvent reproché de mettre des vies en danger. À chacun de mener sa réflexion tout en n'étant pas dupe : la protection de la source n'est qu'un principe et je suis sûr qu'il tombe souvent sous la menace (prison, torture) sans que cela fasse de vague dans la presse.

D.A.R.Y.L (DVD : 2005)

Un film datant du milieu des années 80. La vision de ce film m'a été conseillée. Je retiens un film en avance sur son temps (contrairement à Terminator premier du nom, les sentiments et les émotions sont compris et ressentis par le robot). Le reste n'est que futilité. Le film démarre très lentement, trop lentement, et rien ne se passe : même la fuite est plate. La fin est prévisible.

Infrarouge - Les travailleu(s)ses du sexe et l'enfant marchandise (28 octobre 2010)

Deux reportages sérieux, qui font, comme rarement, la part des choses entre prostitution choisie et subie. Des arguments sont donnés afin que l'on respecte la première catégorie de personnes (elles acceptent les handicapés, elle ne sont pas soumis bien au contraire, pourquoi la société ne les tolère pas ?) et des moyens d'aider les personnes de la seconde catégorie (que peut-on faire face à des grigri et autre joujou qui promettent le malheur sur les filles ? Que peut-on faire contre les familles qui prostituent elle-même leur enfant ?). On reproche à internet d'être un "lieu" que l'on ne peut pas réguler, mais c'est également le cas de la prostitution : dès qu'on leur empêche de faire le business sur les terres, on fait le business sur des bateaux en eaux internationales. Les lois ont toujours leurs limites. Pour résumer : deux reportages intéressants. Le premier amène une réflexion sur le respect des personnes qui n'est pas négligeable.

Le doc du dimanche - Ces aliments qui vous veulent du bien (6 février 2011)

Comme je l'ai déjà dit pour le reportage sur la détox proposée dans Envoyé Spécial, je suis de parti pris : je ne crois pas aux produits miracles. Mais là, on touche le fond : si je n'ai rien contre les super-fruits (après tout, c'est des fruits donc même si les vertus présentées ne sont pas au rendez-vous, on ne s'abime pas la santé), en revanche, je crie au lulz pour le jean qui permet d'avoir un meilleur équilibre ou aux chaussures qui permettent de maigrir. Pour ces dernières, elles font sur-travailler certains muscles et je pense que les conséquences vont se faire sentir dans les prochaines années. D'ailleurs, elles ne sont déjà pas préconisées pour les personnes ayant des problèmes de santé (arthrose, chevilles fragiles, pieds plats, etc.). Quand au pantalon, à en croire la directrice marketing, il suffit de le poser sur le cou, comme ça, par-dessus un tee-shirt ou un pull pour que les molécules agissent ... Wahou ! Ça me rappelle, juste pour le lulz, le bracelet qui permet aussi d'améliorer son équilibre ... Bref, un reportage plutôt bien rythmé et complet sur des pratiques qui me semblent douteuses.

Enquête exclusive - Salariés sous pression, défoulement sans limites, le double visage du Japon (31 octobre 2010)

Un reportage qui met en exergue les effets de la hausse du chômage (vécu comme un déshonneur) au Japon : des salariés sous pression la semaine et prêt à tout pour se détendre le week-end. Un reportage qui change des reportages habituels sur la technologie et les mangas. Les stages de motivation payés par les entreprises et auxquels même les PDG n'échappent pas sont impressionnants, quasiment militaires. Les soirées qui mélangent les catégories sociales sont intéressantes également. Bref, un reportage instructif, mais qui ne suffira pas à donner une image complète du Japon.

Enquête exclusive - Femmes libérées, cougars, amour, sexe et arnaques (19 janvier 2011)

Pour ceux qui ne connaissent pas le phénomène, ce reportage constitue une bonne explication du phénomène. Pour les autres, des séquences entières paraitront longues, longues. C'est dommage de conclure le reportage sur une note plaintive : je ne dis pas qu'il ne faut pas parler des femmes qui se sont fait arnaquer, je ne dis surtout pas qu'elles l'ont bien cherchée, mais je dis que l'une de celle qui est présentée est clairement une idiote. Je ne pourrai jamais comprendre ceux qui se font avoir et en redemande. Mais je pense que cette séquence n'a rien à faire dans un reportage sur les cougars : l'amour pour un titre de séjour, ça peut aussi arriver à des personnes plus jeunes, par exemple.

Enquête exclusive - Porno, skins party, internet : ados en danger (19 janvier 2011)

Je n'aurai rien à dire sur le sujet, j'ai déjà tout dit : chacun sa vie, tant que tout le monde est consentant, je ne vois pas le problème des fêtes no limite. S’il y a vice du consentement, alors là oui, je vois le problème. Et toute la difficulté est là, dans ce mot : consentement. Après accuser encore une fois le méchant internet ... je ne nourrirai même plus ce troll, je l'ai trop nourri. Pour le lulz, je me souviendrai d'une séquence : un adolescent qui compare une skins party à mai 68.

Envoyé spécial (21 octobre 2010)

Retraites, paroles de jeunes

Un reportage qui ne répond pas à la problématique qu'il s'est lui-même posé, je cite "les motivations des jeunes et savoir s’ils sont instrumentalisés par les politiques". Je ne commenterai pas les actions menées par les jeunes : on est pour ou contre. On pense qu'ils ne doivent pas s'intéresser à la politique et on est dans l'erreur. On pense qu'ils ne pensent qu'à sécher les cours et là on généralise. On pense qu'ils sont violents et on oublie 68 (le trop de violence qui a retourné le reste de la population contre les jeunes) et on ignore la réalité du terrain. On pense que l'avenir est dans les mains des jeunes et on a regardé "V comme Vendetta" et on est certainement dans le vrai. Bref, un reportage raté qui nous montre juste un panorama des grèves et hisse quelques personnes en vedettes temporaires. Malgré tout, ce reportage a dû être, sur le moment, un élément qui a aidé les manifestations contre la réforme des retraites même si ... C'est juste dommage de ne pas avoir été plus loin.

Voleurs de noms

J'ai eu peur, durant ce reportage, que l'on attaque le méchant internet. Mais rien et c'est tant mieux. Un reportage de prévention sur des risques possibles. Un peu de prudence avec ses documents administratifs ne fait jamais de mal. Après, je trouve le reportage trop alarmiste : je pense qu'on ne se procure pas une carte d'identité comme ça, par exemple. Il faut un acte de naissance qui est, certes, relativement facile d'obtenir en ligne, mais il faut aussi une attestation de domicile. En tout cas, je suis sûr d'une chose : ce n'est pas la carte nationale d’identité sécurisée ou le passeport biométrique qui sécuriseront quoi que ce soit ! Sur ce point, je laisse la parole à de nombreux sites qui parlent beaucoup mieux que moi de ce sujet. À part ça, le reportage en fait vraiment de trop avec les victimes présentées. Après, si ce reportage peut faire prendre conscience aux gens que les papiers administratifs ne sont pas de simples feuilles de papier, pourquoi pas ...

Une marée noire d'inquiétude

*humour* On sait pourquoi les journaux français n'ont que très peu parler de la crise pétrolière BP passé deux semaines : la marée noire a disparut selon BP. Waouh ! En 2008, on fait disparaitre des banques, en 2010 on fait disparaitre le pétrole, en 2012 on vole dans les airs comme des oiseaux ? Waouh ! La magie existe. Plus sérieusement, nous avons un reportage qui revient sur la catastrophe pétrolière qui me semble être la plus grave jamais connu, en terme de quantité, mais aussi d'actions (utiliser des dispersants sans avoir fait d'étude sur le risque, waouh). Un reportage alarmiste certes, mais pour une fois, on est sûr que les effets qui y sont dénoncés sont réels (le pétrole a bien existé et fuité). Un bon reportage.

Envoyé spécial (27 janvier 2011)

Des enquêtes à l'épreuve du temps

Peut-on re-ouvrir une enquête judiciaire 20 ans après grâce à des techniques nouvelles ? Le reportage émet un doute sur certaines affaires. J'émets un doute plus général : je pense que 20 ans après, il faut oublier. D'une part, c'est une douleur pour les témoins sollicités, même pour ceux qui refusent de parler. D'autre part, c'est une douleur pour la famille et les proches qui doivent rouvrir la plaie. Ensuite vient le temps de la preuve ... que reste-t-il, 20 ans après ? Comment reconstituer le drame ? Les lieux géographiques changent, les textes de loi changent (si on applique les anciens textes, n'y a-t-il pas une inégalité avec les nouveaux criminels et inversement si on applique les nouveaux textes ?), les scellés sont détruits/oubliés. De plus, l'accusé a-t-il les mêmes chances de se défendre 20 ans (preuves qui disparaissent, les souvenirs qui lui restent, ...) ? Enfin, la preuve scientifique est-elle toujours fiable ? Doit-elle être considérée comme la reine des preuves ? Doit-elle être utilisée seule, sans croisement avec d'autres preuves/témoignages ? Concernant la preuve par l'ADN, par exemple, il y a des erreurs de manipulation, des créations de toutes pièces ou bien encore des auxiliaires de justice véreux. Excepté les manipulations de l'ADN, ce reportage évoque pratiquement toutes ces questions. Un assez bon reportage donc.

Tunisie, la révolution en marche

Là encore, je ne commenterai pas. Quoi commenter ? Le reportage n'explique rien et pour cause, il s'agit d'un reportage sur les dernières heures du régime Ben-Ali. Ce n’est pas pour cela qu'il est moins intéressant. Il permet aussi, à ceux qui pensent que ces gens sont des sauvages qui ne respectent rien de faire le parallèle, si toutefois ils en sont capables, avec 68 et avec les débuts de la république en France.

La folie tatoo

On est pour ou contre ... Je pense que la question n'est pas là : là encore, tant que la personne qui se fait tatouer ne subit pas un vice de son consentement, je n'ai aucun problème avec les tatouages. Après je pense que ce n'est pas recommandable pour le corps humain, mais on est plus à ça près. Ce reportage présente le sujet, la controverse (en même temps les goûts et les couleurs ...), le côté social du tatouage ("je fais ça pour m'affranchir", "marquer la seule chose qui m'appartient", "besoin d'être vu", ...), l'hygiène, les débutants. Je pense qu'on a un assez bon reportage, qui semble néanmoins avoir un parti pris certain.

Enquête de santé - Homéopathie, mystère et boules de sucre (11 janvier 2011)

Un reportage et un débat traitant de l'homéopathie. Je ne vais même pas rentrer dans ce débat. Tant qu'il n'y a pas de risque, je ne suis pas contre. De là, vous comprenez que je suis contre les charlatans, pardon les homéopathes, qui soignent toutes les maladies (oui, même un cancer généralisé) avec l'homéopathie. Il faut être modeste et reconnaître que l'on ne soigne pas tout. Un deuxième truc pour lequel je suis contre, c'est de filer des médicaments, qu'ils soient homéopathiques ou non, en prévention d'un risque. À part les vaccins, qui sont une rubrique bien à part, cela m'énerve considérablement. En ce qui me concerne, je suis cartésien et j'attends donc qu'une preuve scientifique de l'efficacité des médicaments homéopathiques me soit apportée. Par contre, il faudra me servir autre chose que l'effet mémoire de l'eau ... si c'était vrai, comme le laisse entendre un SMS reçu par les présentateurs durant le débat proposé par cette émission, cela signifie qu'en buvant de l'eau du robinet, "on boit notre merde". Je suis donc enclin à croire aux vertus de l'homéopathie, quand on me l'aura prouvé. En attendant, je ne la rejette pas et je la considère comme une matière qui doit évoluer et réussir à s'expliquer, comme le fut la physique quantique à une époque. L'humanité ne sait pas tout : peut-être aurions-nous l'explication demain. En attendant, restons prudents. Malgré ce que disent les intervenants dans le débat, le reportage est quand même de parti pris en défaveur de l'homéopathie. Ce reportage m'aura au moins permis, entre autres, de comprendre qu'il y a une différence entre homéopathie et phytothérapie. Pour ceux qui confondent encore les deux, cherchez sur internet. L'homéopathie n'utilise pas que des plantes pour soigner.

Prise directe - Mariages princiers, quand la monarchie casse les codes (25 janvier 2011)

Le fabuleux destin de Kate et Charlène

Aucun commentaire. Il s'agit uniquement d'un reportage people : on aime ou on n’aime pas.

Aristos, génération business

Un reportage sur les aristos qui profitent de leur nom pour faire des affaires ou animer à la télévision italienne. Un reportage sur ceux qui veulent rompre un peu avec le passé, ceux qui veulent faire progresser l'image de l'aristocratie.

La noblesse en héritage

A l'inverse du premier reportage, celui-ci est consacré à ceux qui veulent préserver leur héritage (pas forcement patrimonial, mais aussi et surtout culturel) et les traditions. Certains sont plus conservateurs que d'autres.

Pour résumer : des reportages qui tentent, à l'heure des mariages princiers à venir, de montrer à quoi ressemblent les familles de nobles. Personnellement, je ne suis pas émerveillé par les mariages princiers, je n'ai d'ailleurs pas regardé les diffusions télévisées de ceux-ci. Je suis contre ceux qui veulent conserver à tout prix une certaine image. Les temps changent. Il ne faut pas oublier d'où l'on vient, certes, mais il ne faut pas oublier qui l'on est. Il ne faut pas oublier l'histoire, mais il ne faut pas oublier le présent non plus. Après, chacun voit midi à sa porte et je ne fais que donner mon avis, je ne condamne personne.

Capital - Consommer autrement, Révolution dans notre quotidien (6 mars 2011)

Payez moins cher, le roi de l'achat groupé, Groupon

Avant de rentrer dans le cœur du sujet, chipotons sur les détails : "impossible d'aller sur le site sans s'inscrire" nous disent les journalistes. En effet, un formulaire qui prend tout l'écran nous demande de rentrer notre adresse email. Et c'est là que l'on se dit : vive NoScript . Ensuite, sur le reportage lui-même, il s'agit clairement d'un publireportage : une seule marque présentée et si on critique un peu les ratés (le site vends plus de coupons que ce que la boutique partenaire peut vendre), on n'y va pas trop fort non plus. À titre personnel, j'adore le concept des achats groupés qui d'ailleurs n'est pas nouveau : il permet de rééquilibrer la relation vendeur/acheteur : on obtient un prix plus en adéquation avec le coût réel de production. Après, je ne ferais pas confiance à Groupon : je n'aime pas les clauses du contrat à destination des entreprises ni le fait que l'on m'impose de m'inscrire à une newsletter pour consulter le site.

Un trésor dans vos placards, le carton de la fringue d'occasion

Un reportage sur les sites qui proposent de vendre des fringues d'occasion. Pourquoi pas. Après il faut se poser la question de l'état du produit et de l'hygiène (vendre des sous-vêtements en prétendant ne les avoir jamais portés ? vendre des chaussures alors que l'on a des verrues plantaires et autres joyeusetés ?). Le reportage présente deux entreprises, mais l'effet publireportage demeure quand même.

Musique, la révolution internet

Sur le plan technique, ce reportage fait toujours les mêmes amalgames (un fichier de musique échangé illégalement est forcement au format mp3 , P2P est forcement égal à téléchargement illégal et j'en passe qui sont tolérables). On se demande d'où sortent les chiffres selon lesquels un titre de musique rapporte aux majors 0,002€ sur Deezer, 0.07€ sur Deezer Prenium+ et 0,06€ sur Beezik. Si c'est Pascal Negre (également interrogé, mais je préfère ne pas revenir dessus) qui a fourni ces chiffres, on est en droit de douter de leur réalité. Tous ces sites prouvent que l'on peut trouver des modèles économiques de transition, mais, comme le dit Alain Chamfort, interrogé par Guy Lagache après le reportage, ce ne sont que des solutions bricolos, pas de modèles économiques définitifs. Et en effet, il reste encore du travail à faire pour démanteler le vieux réseau de distribution de la musique et l'adapter à l'ère du numérique (qui à dit licence globale ?). Beezik c'est cool sauf qu'on est dépendant de la plateforme : le jour où le business se casse la gueule, vous perdez les musiques, car elles sont bourrées de DRM. De plus, le catalogue s'avère perfectible dès que l'on cherche un titre un peu ancien (70's/80's), mais pourtant populaire ou lorsque l'on cherche une version particulière d'un titre. Le catalogue de Deezer s'avère plus important, mais comme le concept initial a été planté par les majors ... Pour résumer : un assez bon reportage qui permet de résumer les différentes bidouilles actuellement tentées faute de volonté de la part des majors pour un public non informé. Les autres trouveront dommage qu'on n’aborde pas le futur et les inévitables débats pour trouver un modèle économique plus juste et surtout, pour le faire accepter aux majors.

Quand le client prend le pouvoir ...

Le consommateur devient acteur. Entre les carrotmob (qui sont un marché entre spécialistes de l'écologie, propriétaire de magasins et personnes. Les personnes proposent d'amener plus de consommateurs pendant une durée limitée. Le propriétaire du magasin accepte qu'une partie des bénéfices réalisés durant la période définie soient investis dans des aménagements écologiques réalisés par des professionnels) et les sites notant les produits de consommation courante, le consommateur deviennent acteurs. Un pouvoir de plus par rapport au simple et traditionnel boycott. Je regrette simplement le manque de transparence des sites de notation comme GoodGuide ou ShopWise. Certes, ils publient leur méthodologie, mais je pense que le meilleur système reste une notation communautaire comme WOT le fait pour les sites web. Pour résumer : un bon reportage qui invite les consommateurs à mieux consommer. Sera-t-elle suivie ?

Gainsbourg, l'homme qui aimait les femmes (2 mars 2011)

Une émission qui propose des images d'archives, sans commentaires d'un quelconque présentateur et c'est bien là sa force. Les femmes ayant connues le plus Gainsbourg témoignent : Jane, Bardot, Bambou, Regine, Gréco, ... Cette émission va au délai de son titre et ne s'intéresse pas qu'aux femmes ayant entouré Gainsbourg et de l'inspiration qu'elles lui procuraient. Il parle aussi du provocateur et de l'homme, tout simplement. Des souvenirs et une analyse pertinente de ce qu'était l'homme (un provocateur blessé qui exprime ses émotions dans des chansons, pour résumer un peu). Le tout est entrecoupé de titres composés voir interprété par Serge ou ses muses. Bref : une bonne émission, loin des émissions hommages habituels et c'est très bien.

Honkytonk Man (1983)

J'avais déjà vu ce film il y a quelques années (8-9 ans, par là ...) et j'avais adoré la plupart des séquences, bien que je trouvais d'autres séquences inutiles et longues. C'est pour le souvenir que j'ai voulu retenter l'aventure. Et je ne suis pas déçu : ce film me fait toujours le même effet, un mélange entre scènes intéressantes, émouvantes ou dynamiques et scènes ennuyeuses. C'est la force de ce film, je pense. Je conseille de regarder ce film.

Zone interdite - Vie privée, vie professionnelle, sommes-nous tous espionnés (10 avril 2011)

Commençons par les points qui fâchent pour ne plus en parler. D'une part, la technique, ce n'est toujours pas le fort des journalistes. Je cite "grâce à un ordinateur ultra puissant, il regarde l'image de cameras partout dans le monde" ou bien encore "un hacker qui peut pénétrer tout système". D'autre part, si le reportage parle des problématiques pour notre vie privée, ce qui est déjà très bien, il n'évoque que très peu de moyens de s'en protéger. À titre d'exemple sont évoqués la protection minimale d'un ordinateur et les habitants qui contestent l'installation d'une caméra filmant la façade de leur habitation. Ce reportage aurait pu citer les moyens de comprendre la technique comme le guide de l'autodéfense numérique par exemple. Il aurait pu indiquer la nécessité de communiquer massivement avec le législateur afin d'empêcher la dérive sécuritaire qui se met en place partout en France. Le problème du business de la vidéosurveillance, qui transparait à ce reportage, c'est que l'on tente de faire adhérer le plus de gens possible. D'une part, le gouvernement pratique la novlangue : on ne dit plus vidéosurveillance, mais vidéo-protection. Wahou ! Mais la faute n'incombe pas aux gouvernements : quand je vois des parents équiper leur enfant de gadgets de surveillance pour des prétextes de sécurité ("pour pas qu'on te kidnappe") ou d'amour ("tu es précieuse pour moi donc je souhaite te surveiller en permanence"), et ce, dès le plus jeune âge de l'enfant, j'ai envie de leur coller des baffes. Ils ne seront pas toujours là pour veiller sur la sécurité de leur enfant ! Leur enfant, habitués à être materné ne seront jamais des adultes responsables ! De plus, les gadgets de traçage ne sont qu'une impression de sécurité : plus les enfants en seront équipés et plus les ravisseurs seront informés de ces dispositifs et apprendront à les déjouer ! Bref, le problème ce n'est plus les gouvernements, mais les citoyens qui se rendent eux-mêmes coupables ! Dans la catégorie "j'adore les excuses bidon", je demande le "je fais ça par amour pour toi, de peur de te perdre" ... heu ... ouais ... si tu ne veux pas perdre ta femme, tu te comportes correctement dans ta vie de couple et il n'y aura jamais de problèmes. Je ne parlerai pas du mec qui surveille sa mère âgée comme s’il s'agissait d'un poisson rouge dans un bocal ! C’est scandaleux, rien de plus. Un dernier problème de la vidéosurveillance, en plus de l'efficacité qui reste à prouver, c'est que cela entraine un esprit de paranoïa malsain et de suspicion permanente. Je sais, je prône, y compris sur ce blog, la réflexion, la prudence et la méfiance, mais il doit néanmoins y avoir des limites. Le reportage mélange Facebook, vie privée et vidéosurveillance. Facebook n'est clairement pas un endroit privé ! La majorité des profils sont mal configurés et des informations peuvent être accessibles à tous ! De plus ; si on veut balancer sur son supérieur hiérarchique, on ne le fait pas sur Facebook, même si son profil est hyper-protégé ! Ça laisse des traces ... Est-ce que vous écririez des choses négatives sur votre patron sur une feuille de papier, même pour la donner à un ami ? Non ... Bah là, c'est pareil ! On se dit ces choses à l'oral en vérifiant que l'on est bien entre amis de confiance exclusivement. Il y aurait encore long à dire sur la vidéosurveillance, mais je pense que j'ai préparé le terrain. Pour résumer : un bon reportage, mais qui ne parle pas assez des moyens de se protège.

Docs dédicaces - Wikileaks, Enquête sur un contre-pouvoir (11 février 2011)

Vous pouvez encore revoir ce reportage : il tourne sans cesse sur la chaîne depuis le 11/02. Il a même été diffusé dans l'émission Arte Reportage à partir du 28 octobre 2010. Je ne souhaite pas faire un débat pour ou contre Wikileaks, chacun a son avis. Plein de sites permettent de se forger un avis pertinent sur le phénomène. Ce reportage montre les forces (citoyens mieux informés donc plus à même de faire des choix, documents bruts, sans interprétations permettant de faire sa propre interprétation ce que ne permettent pas les autres médias, pression sur les gouvernements afin qu'ils agissent d'une meilleure manière) et les faiblesses (partialité des documents comme dans les autres médias, futilité de certaines informations (ex. : nervosité de Sarkozy) comme dans d'autres médias, dictature de la transparence) du modèle Wikileaks. Après, vouloir chercher la Vérité objective dans les documents Wikileaks est une erreur : il faut regarder les documents comme tout document et il faut croiser les informations, déchiffrer le document, le comprendre, se demander les motivations qui ont amené sa rédaction puis sa sélection dans les documents à faire fuiter puis son ordre de parution par Wikileaks. Cela est clairement dit dans le reportage : concernant les câbles sur l’Irak et l'Afghanistan, on voit uniquement ce que l'armée américaine a bien voulu voir. Wikileaks n'est pas la panacée, mais une piste de réflexion sur l'évolution souhaitable du journalisme et de la démocratie : mettre plus de données publiques à disposition des citoyens afin que ceux-ci fassent leur choix de manière plus éclairée. On renforcerait ainsi la démocratie. En disant cela, je pense bien sûr au mouvement OpenData, mais aussi aux journaux qui pourraient, en plus de leur analyse, publier les documents bruts qui leur ont servi dans l'enquête. Ainsi, on a une analyse journalistique permettant de ne pas s'égarer et de comprendre le document et un document brut qui lève le voile opaque de l'interprétation du journaliste. Pour résumer : un bon reportage qui présente les faiblesses et les forces du modèle prôné par Wikileaks. Seuls points faibles du reportage : il semble opposer journalisme et Wikileaks alors qu'ils sont strictement complémentaires ! De plus, il semble fixer leur analyse sur Julian Assange et Daniel Domscheit-Berg (le second de Wikileaks, fondateur d'OpenLeaks). Certes, il faut comprendre l'idéologie d'Assange et celle de Domscheit-Berg, mais il faut aussi s'affranchir de celles-ci pour comprendre Wikileaks dans sa globalité (tant soit peu que l'esprit humain en soit capable).

La vraie histoire de - Mark Zuckerberg (24 juillet 2011)

Je ne reviendrai pas sur Facebook lui-même : on est pour, ni pour ni contre ou contre, peu importe, car ce reportage parle de son fondateur principal. Dans la catégorie "séquences comiques", je citerai cella là : "Et c'est l'hécatombe : les systèmes informatiques de chaque dortoir tombent les uns après les autres. Mark les pirate minutieusement et avec délectation." . Bon, vous me direz que c'est une broutille et que de nombreux reportages ont cette exagération lorsque l'on parle de piratage. Un fait plus gênant est que certains chiffres annoncés durant le reportage diffèrent des chiffres communément admis. C'est ainsi que, par exemple, l'accord conclu entre Facebook et les frères Winklevoss est annoncé comme étant estimé à 31 millions de dollars. Alors qu'il est estimé à 65 millions de dollars. Enfin, le fil du reportage est plus compliqué à suivre, car les événements ne sont pas toujours annoncés par ordre chronologique. En dehors de ces défauts, je pense que ce reportage constitue une bonne porte d'entrée dans l'univers de Mark Zuckerberg.

Mes images privées de Serge (27 février 2011)

Diffusé durant la soirée "Thèma - Gainsbourg for ever", ce "film" réalisé par Jane Birkin propose à la vision de tous des souvenirs de vacances passées avec Gainsbourg commentés par Jane. On découvre le Gainsbourg loin du show-biz, prenant soin de Charlotte et Kate (la fille de Jane), la vie de famille en somme ... À voir une fois pour les fans.

Utiliser NTP (Network Time Protocol) sur OpenWRT

Table des matières

Un article rapide sur comment utiliser le protocole NTP sur OpenWRT.

Pourquoi ?

Cette question en cache plusieurs :

Pourquoi synchroniser son routeur avec un serveur de temps ?

Comme pour le reste des équipements : si vous hébergez un serveur, cela peut-être utile pour constater l'heure d'une connexion (notamment en cas de problème). Vous pouvez aussi avoir des traces plus fiables d'une compromission du système grâce à cette synchronisation.

Mon routeur est déjà à jour, pourquoi utiliser NTP ?

En effet, OpenWRT utilise le vénérable rdate qui est inclus dans Busybox. Ce logiciel utilise le vénérable Time Protocol. Mais rdate change l'heure de manière abrupte, ce qui n'est pas forcement une bonne idée notamment en ce qui concerne les sessions. Dans notre cas, nous pouvons citer les sessions suivantes qui seront perdues dans le cas d'un changement brutal de l'heure : luci, SSH, le drop pendant x temps de iptables, les connexions actives et j'en passe. De plus, NTP est plus précis que TP.

Deux modes possibles

En effet, vous pouvez choisir d'être seulement un client NTP ou d'être un client et un serveur NTP. Dans le second cas, vous utiliserez ntpd (aussi disponible sous OpenWRT). Dans le premier cas, vous utiliserez, de préférence ntpclient. Même s'il y a moyen de bloquer l'accès à votre démon ntpd, il vaut mieux avoir un programme qui fait que ce que l'on attend de lui (pour des raisons maintes fois évoquées dans ce blog) et donc utiliser ntpclient si l'on souhaite n'avoir qu'un client.

ÉDIT du 24/08/2011 à 16h30 : Si vous voulez comprendre les motivations qui peuvent vous amener à installer un serveur NTP plutôt qu'un client et/ou si vous voulez installer un serveur NTP, reportez-vous à ce billet : Installer un serveur NTP sur OpenWRT.

Fin de l'édit

Dans la suite de ce billet, je souhaite avoir uniquement un client et j'installe donc ntpclient.

Let's go !

D'abord on installe le client NTP

[opkg update]
opkg install ntpclient

Ensuite on le configure

Le logiciel est déjà configuré mais je souhaite utiliser des serveurs NTP plus reconnus que ceux d'OpenWRT.

uci set ntpclient.@ntpserver[0].hostname=ntp-p1.obspm.fr
uci set ntpclient.@ntpserver[1].hostname=0.fr.pool.ntp.org
uci set ntpclient.@ntpserver[2].hostname=2.fr.pool.ntp.org
uci delete ntpclient.@ntpserver[3]

J'indique que le premier serveur à interroger est celui de l'observatoire de Paris (strate 1), que le deuxième et le troisième serveur à interroger sont ceux du pool ntp.org. Enfin, je supprime le quatrième serveur proposé par OpenWRT. Je pense que 3 serveurs sont déjà de trop alors un quatrième ...

Le reste des paramètres conviennent très bien :
ntpclient.@ntpclient[0].interval=600 -> on check la synchronisation toutes les 10 minutes. Comme on n'est pas sur un serveur en production, on peut même réduire cette valeur si on le souhaite.

Pour les options du drift, on ne touche à rien. Voir à quoi sert le driftfile.

Ensuite, on désactive rdate

La manière la plus propre de le faire serait de compiler busybox sans le support de rdate. Je vous laisse chercher plus de détails sur notre ami Google.

Moi, je choisis une méthode plus brutale et plus sale :

find / -name "*rdate*" -exec rm -f {} \;
uci delete system.@rdate[0]

Dans un premier temps, je recherche tous les fichiers qui contiennent rdate dans leur nom et je les supprime. 4 fichiers sont trouvés dont 2 uniques : l’exécutable et son script de lancement (/etc/hotplug.d/iface/40-rdate). Les deux autres fichiers sont des copies dans /rom, le système en lecture seule donc la suppression va échouer.

Ensuite, je supprime les informations de configuration de rdate.

Vous pouvez rebooter votre routeur, en changeant l'heure auparavant, juste pour voir :

date -s 201106082300
reboot

Au reboot, vous pouvez constater que l'heure est correcte (commande date sans paramètres) et que le démon tourne (commande ps | grep ntpclient).

Toutes les 10 minutes, l'horloge de votre routeur sera synchronisée.

Enjoy 😛

Utiliser l’API de Piwik pour générer des rapports

Table des matières

L'API de Piwik permet, entre autres, de générer des rapports automatiques et/ou personnalisables.

Rappels de base sur l'API

L'API peut être interrogée via HTTP ou être utilisée directement dans vos scripts PHP. Voir ici pour des exemples : Piwik Analytics API – Calling Techniques. Ci-dessous, nous intégrerons l'API à un script PHP mais il est tout à fait envisageable de scripter l'appel à l'API via HTTP grâce à un script shell et à curl/wget. Quand on a compris une méthode, l'autre coule de source, seul le formalisme change.

Si je n'ai qu'un seul reproche à formuler à l'API, c'est son manque de documentation. Les prototypes des fonctions disponibles sont bien annoncés mais on ne nous explique pas toujours ce que la fonction attend en paramètre. Il faut alors aller lire le code source pour comprendre. De plus, l’hétérogénéité (ou le manque d'harmonisation) du code n'aide pas (ex. : pour certaines fonctions, on doit passer un tableau, pour d'autres une liste dont les termes sont séparés par une virgule ...).

Comment créer un rapport depuis l'API ?

Pourquoi créer un rapport via l'API alors que l'interface web le permet ? Parfois, la création d'un rapport via l'interface web échoue. Je n'ai pas encore cherché la cause du problème.

Voici le code :

<?php

	define('PIWIK_INCLUDE_PATH', realpath('./piwik')); //Répertoire racine de Piwik
	define('PIWIK_USER_PATH', realpath('./piwik')); //Idem
	define('PIWIK_ENABLE_DISPATCH', false);
	define('PIWIK_ENABLE_ERROR_HANDLER', false);
	define('PIWIK_ENABLE_SESSION_START', false);
	require_once PIWIK_INCLUDE_PATH . "/index.php";
	require_once PIWIK_INCLUDE_PATH . "/core/API/Request.php";
 
        //On créer le contrôleur
	Piwik_FrontController::getInstance()->init();
 
        //On prépare la requête que l'on souhaite effectuer
	$request = new Piwik_API_Request('
			method=PDFReports.addReport
			&idSite=1
			&description=test API
			&period=never
			&reportFormat=html
                        &reports=VisitsSummary_get,VisitTime_getVisitInformationPerLocalTime,Actions_getPageTitles,Actions_getOutlinks,Referers_getRefererType,Referers_getKeywords,Referers_getWebsites,Referers_getSearchEngines,UserCountry_getCountry,VisitorInterest_getNumberOfVisitsPerVisitDuration,VisitorInterest_getNumberOfVisitsPerPage,VisitFrequency_get,Provider_getProvider,UserSettings_getConfiguration
			&emailMe=0
			&token_auth=votretoken
	');

 
        //On exécute la requête
        $result = $request->process();
 
        //On affiche le résultat de la requête
	echo $result,'<br />';
?>

La méthode Piwik_API_Request permet de préparer une requête pour l'API. Les paramètres de cette méthode sont variables selon ce que l'on veut obtenir. Ici (seuls les paramètres peu ou pas documentés sont expliquées) :

  • method permet de spécifier ce que l'on veut obtenir. Ici, nous utilisons la méthode addReports du module PDFReports. Pour avoir une idée des opérations disponibles, il suffit d'aller dans la doc de Piwik (j'ai déjà donné un lien plus haut)
  • description permet de spécifier la description du rapport (voir interface web)
  • reportFormat permet de choisir un format de rapport (pdf ou html)
  • reports permet de choisir les informations (configuration matérielle du visiteur, heure de visite, ...) que l'on veut intégrer au rapport. La liste est disponible en appelant la méthode getReportMetadata du module API. Voir un exemple en ligne. Il suffit de récupérer l'uniqueId associé au rapport que vous voulez et de l'indiquer dans ce paramètre. Ici, on récupère, dans l'ordre : le récapitulatif des visites, les visites en fonction de l'heure locale, le titre des pages vues, les liens sortants, les types de referer (entrée directe, site web, ...), les mots clés dans les moteurs de recherche, les sites web, les moteurs de recherches d'où provient l'entrée, le pays du visiteur, la durée d'une visite, le nombre de pages par visite, la fréquence des visites, le FAI, la configuration complète du visiteur.
  • emailMe permet de demander la réception du rapport par courrier. Ici, on refuse (0).

Si la création du rapport fonctionne, l'API vous retourne l'id du rapport, sinon, l'API vous retourne un message d'erreur explicite.

Comment générer un rapport automatiquement depuis un script ?

Si vous avez compris l'exemple précédent, rien de bien compliqué ici : il suffit de lire la doc et les fichiers sources.

<?php
	define('PIWIK_INCLUDE_PATH', realpath('./piwik')); //Répertoire racine de Piwik
	define('PIWIK_USER_PATH', realpath('./piwik')); //Idem
	define('PIWIK_ENABLE_DISPATCH', false);
	define('PIWIK_ENABLE_ERROR_HANDLER', false);
	define('PIWIK_ENABLE_SESSION_START', false);
	require_once PIWIK_INCLUDE_PATH . "/index.php";
	require_once PIWIK_INCLUDE_PATH . "/core/API/Request.php";

        //On créer le contrôleur
	Piwik_FrontController::getInstance()->init();
        //On prépare la requête que l'on souhaite effectuer
	$request = new Piwik_API_Request('
			method=PDFReports.generateReport
			&idSite=1
			&idReport=2
			&date=2011-07-05
			&language=fr
			&period=month
			&reportFormat=html
			&outputType=2
			&token_auth=votretoken
        ');

 
        //On exécute la requête
        $result = $request->process();
?>

Explications :

  • idReport doit correspondre à l'id d'un rapport existant. Cet id est retourné par la méthode addReport ou est disponible dans la base de données et plus précisément dans la table prefixe_pdf. En remplaçant "prefixe" par le préfixe de vos tables Piwik.
  • outputType correspond à la manière dont le rapport sera sauvegardé. Si la valeur 1 est passée, alors le fichier sera disponible en téléchargement. Si la valeur 2 est passée, alors le fichier sera stocké sur le serveur, dans le repertoire piwik/tmp/assets/ . La valeur 1 est la valeur par défaut. Ces deux valeurs sont définies dans les constantes OUTPUT_DOWNLOAD et OUTPUT_SAVE_ON_DISK de la classe Piwik_PDFReports_API (fichier Piwik/plugins/PDFReports/API.php.

Là où cela devient intéressant, c'est dans le cadre d'un processus de sauvegarde secondaire. En effet, si vous n'avez jamais exporté vos données sur une longue période, il est fastidieux de le faire à la main.

L'API possède une option YYYY-MM-DD,YYYY-MM-DD pour le paramètre date et une option "month" pour le paramètre period. Cela permet donc de récupérer, comme le dit la doc, des informations pour chaque mois de la période donnée. Ex. : index.php?module=API&method=VisitsSummary.get&idSite=1&period=month&date=2010-07-01,2011-03-01&format=html permet de récupérer le récapitulatif des visiteurs pour chacun des mois compris entre juillet 2010 et mars 2011, au format html. Mais, cela ne fonctionne pas avec toutes les méthodes de l'API. C'est notamment le cas avec le module live ou le module PDFReports.

Il va donc falloir scripter afin de récupérer un rapport par mois, tous les mois d'une période donnée. Une simple boucle et l'utilisation de la classe DateTime suffiront. Cela donne :

<?php
	define('PIWIK_INCLUDE_PATH', realpath('./piwik')); //Répertoire racine de Piwik
	define('PIWIK_USER_PATH', realpath('./piwik')); //Idem
	define('PIWIK_ENABLE_DISPATCH', false);
	define('PIWIK_ENABLE_ERROR_HANDLER', false);
	define('PIWIK_ENABLE_SESSION_START', false);
	require_once PIWIK_INCLUDE_PATH . "/index.php";
	require_once PIWIK_INCLUDE_PATH . "/core/API/Request.php";
 
        //On créer le contrôleur
	Piwik_FrontController::getInstance()->init();
 
        //On prépare la période sur laquelle on va travailler
	$dateDebut = '2010-08-01';
	$dateFin = '2011-08-01';	
	$dateInc = new DateTime($dateDebut);

 
        //Tant que la date qui va être incrémenté n'est pas égale à la date de fin ...
	while ($dateInc->format('Y-m-d') != $dateFin)
	{	
                // ... on prépare la requête ...

	        $request = new Piwik_API_Request('
				method=PDFReports.generateReport
				&idSite=1
				&idReport=1
				&date='.$dateInc->format('Y-m-d').'
				&language=fr
				&period=month
				&reportFormat=html
				&outputType=2
				&token_auth=votretoken
		');

 
		// ... et on l’exécute ...
		$result = $request->process();
 
                // ... et enfin on incrémente la date sur laquelle on travaille		
		$dateInc->modify('+1 month');
	}
?>

ÉDIT 31/07/2011 à 1h12 :
Le script ci-dessus peut-être optimisé. Nous profitons de l'opérateur d'égalité (pas d'identité !) qui permet de faire la différence entre deux objets d'une même classe en fonction de la valeur de leur attributs. Ainsi, nous ne faisons plus appel à la méthode "format()" de la classe DateTime. Ce qui donne :

        // code identique
        $dateDebut = new DateTime('2010-08-01');
        $dateFin = new DateTime('2011-08-01');	
 
        //Tant que la date qui va être incrémenté n'est pas égale à la date de fin ...
	while ($dateDebut != $dateFin)
	{
		// code identique
	}

Côté performance, cela est insignifiant : environ 0.0012 secondes d'écart entre les deux scripts, en faveur du deuxième script. Mesure effectuée avec la fonction xdebug_time_index() de XDebug, en ne faisant rien d'autre qu'afficher un message avec echo dans la boucle while et en prenant une période de 490 mois .
Fin de l'édit

Comment débloquer la limite du nombre de lignes de chaque tableau ?

Comme je l'ai déjà dit, dans un rapport, le nombre de lignes par tableau est limité (ex. : seulement les 30 mots-clés les plus utilisés sont affichés).

L'API précise qu'il existe un paramètre optionnel, filter_truncate, qui permet de changer cette limite. Néanmoins, ce paramètre est contourné par le module PDFReports. C'est dans le fichier /piwik/plugins/PDFReports/API.php que cela se passe :

Lignes 313-314 :

$filterTruncateGET = Piwik_Common::getRequestVar('filter_truncate', false);
$_GET['filter_truncate'] = 30;

Lignes 333-337 :

// Restore values
if($filterTruncateGET !== false)
{
        $_GET['filter_truncate'] = $filterTruncateGET;
}

Bien que cette option a sans doute été désactivée pour des raisons de performances, il y a un moyen de la réactiver :

Il suffit de remplacer les lignes 313/314 par :

$_GET['filter_truncate'] = $filterTruncateGET = Piwik_Common::getRequestVar('filter_truncate', false);

Et de commenter les lignes 333-337.

Ensuite, vous pouvez utiliser filter_truncate. Avec ce code, les tableaux du rapport généré feront jusqu'à 100 lignes. Ainsi, dans le rapport sur les mots-clés utilisés, vous aurez le top 100 au lieu du top 30 :

$request = new Piwik_API_Request('
		method=PDFReports.generateReport
		&idSite=1
		&idReport=1
		&date='.$dateInc->format('Y-m-d').'
		&language=fr
		&period=month
		&reportFormat=html
		&outputType=2
                &filter_truncate=100
		&token_auth=votretoken
');

Comment utiliser l'API pour générer des rapports plus personnels

De nombreuses méthodes existent dans l'API Piwik. Cela vous permet de vous fabriquer un rapport sur mesure (avec uniquement les informations que vous voulez) ou de surveiller une seule information (le nombre de visiteurs uniques du mois, par exemple). De plus, l'API donne accès à des informations que les rapports n’intègrent pas (ex. : le module live n'apparait pas dans les rapports), ce qui permet un export des données.

C'est ici que je vous laisse car vous trouverez des exemples dans la documentation de Piwik.

PS : Les codes donnés ci-dessus n'ont pas vocation à être utilisés en production sans amélioration. Par exemple : il n'y a pas de contrôle des erreurs.

PS2 : Ce billet n'évoque pas la Piwik Tracker API. Il peut tout de même être intéressant de jeter un oeil à la documentation, pour, par exemple, prendre un minimum en compte les utilisateurs ayant désactivé javascript.

De la bonne sauvegarde de ses applications web

Table des matières

Dans ce billet, je vais vous parler de la sauvegarde de vos applications web (site classique, CMS, ...). Évidemment, je ne vais pas parler de tous les cas et vous devriez donc adapter ce billet à votre situation. Ce billet a plus vocation à expliquer la méthodologie à mettre en place plutôt que l'exhaustivité des situations. Je ne parlerai pas des motivations qui peuvent vous amener à réaliser des sauvegardes ou des principes de base d'une bonne sauvegarde (régulière, garantissant l'intégrité des données, ...) car c'est du vu et revu.

Sauvegarde des fichiers

La première chose à faire est de sauvegarder les fichiers de votre application. Le protocole est au choix : FTP, FTPs, SCP, ... Il convient de se demander ce qu'il faut sauvegarder. En effet, si dans le cas d'une application @home (= personnelle), il convient de garder l'intégralité de l'arborescence, ce n'est pas nécessaire avec un CMS utilisant une base de données, par exemple. Exemple : pour WordPress, seul le dossier wp-content/uploads est important. Le reste (plugins, thème, reste des fichiers) peut facilement être récupéré et réinstallé.

Si jamais votre application web stocke ses données dans des fichiers, je vous conseille, dans un souci de cohérence des données sauvegardées, de bloquer l'accès à l'application durant la sauvegarde. Un fichier .htaccess placé à la racine de votre application web avec ce contenu devrait suffire :

Deny from all

Note : Non, je ne pense pas que bloquer l'accès à votre site personnel durant 2 minutes vous soit dommageable, surtout si vous le faites dans le créneau horaire où vous avez le moins de visiteurs. Après, pour les grosses applications/applications professionnelles, on peut discuter de ce principe.

Sauvegarde de la base de données

Si votre application utilise une base de données, il convient évidemment d'en exporter les données. Là encore, les méthodes sont nombreuses selon l’accès que vous avez au serveur : commande (mysqldump, pg_dump, ...) ou application web (phpmyadmin, phpPgAdmin, ...), etc..

Là encore, je vous conseille de bloquer l'accès à l'application durant la sauvegarde.

Voici les paramètres que j'utilise avec phpmyadmin (cela peut-être adapté à la commande mysqldump sans aucune difficulté) :
On vérifie que toutes les tables sont sélectionnées. On vérifie que le mode de sauvegarde est bien SQL. On vérifie que les rubriques "Structure" et "Données" sont bien cochées afin d'exporter l'intégralité des données.

Enclose export in a transaction // Utiliser le mode transactionnel : utilise le principe des transactions : si la sauvegarde se termine alors elle sera complète, sinon elle ne vous sera pas proposée. C'est un mode "tout ou rien". Je pense que c'est une sécurité et qu'il vaut mieux l'activer.

Disable foreign key checks // Désactiver la vérification des clés étrangères : évidemment, on laisse cette option désactivée ... dois-je vraiment expliquer pourquoi ?

Add DROP TABLE / DROP VIEW // Ajouter DROP TABLE / VIEW / PROCEDURE / FUNCTION / EVENT : permet, lors de la restauration, de supprimer la table et la récréer si elle existe encore dans la base. Cette option est une bonne idée et devrait être cochée. Cela garantit que des anciennes données (sauvegarde) ne seront pas mélangées avec les nouvelles données. On obtient donc une garantie de cohérence des données. Si la sauvegarde commence à dater, il est par contre évident que l'on perd beaucoup de données. Mais une sauvegarde doit être régulière donc ce problème ne se pose pas ;).

Add IF NOT EXISTS // Ajouter IF NOT EXISTS : Si elle n'est pas présente et qu'une table porte le même nom lors de la restauration, vous aurez une erreur "Table already exists" et rien ne sera fait. Si elle est présente et qu'une table porte le même nom, vous n'aurez pas l’erreur précédente car le script n'essayera pas de recréer la table mais vous aurez une erreur en rapport avec les index lors de l'insertion des données dans la table ("Duplicate entry 'Dodo-1' for key 'PRIMARY' "). Et là, rien ne vous dit que des données n'ont pas été insérées avant que le SGBD ne rencontre une clé identique et vous en informe. Bref, cette option n'est pas une bonne idée.

Complete inserts ou Extended inserts // Insertions complètes ou Insertions étendues : il convient d'activer les deux. Voir pourquoi ici.

Use delayed inserts // Insertions avec délais : cette option n'est pas une bonne idée. Elle permet de mettre en queue les insert si la table est déjà utilisée. Une bonne restauration doit se faire offline pour éviter toute perte de données/incohérence donc nous n'avons pas besoin de cette option.

Use ignore inserts // Ignorer les erreurs de doublons : cette option n'est pas non plus une bonne idée : si des doublons existent au niveau des indexes, il vaut mieux en être informé que d'ignorer leur présence (même s’il valait mieux découvrir leur présence avant de faire une restauration post-crash, je suis d'accord :P).

Export type // Type d'exportation : insert. Update suppose que les données soient présentes, ce qui n'est pas le cas après un crash et replace peut insérer des incohérences entre plusieurs tables dans le cas où on restaure qu'une seule table, par exemple. Le mieux reste donc l'option DROP + Insert.

Le reste des options n'a pas d'importance : on peut choisir d'exporter les triggers, les vues, etc., et on laissera le reste des options sur leurs valeurs par défaut : nous avons réglé l'essentiel.

On vérifie que la case "Save as file" // "Transmettre" est cochée. On choisit également un mode de compression.

On lance la sauvegarde.

Sauvegarde du contenu "en clair"

Il me paraît important de sauvegarder les données de l'application web au format texte brut (ou autre format humainement lisible, libre et ouvert pour les données non représentables textuellement) quand cela est possible. Cela permet d'une part, d'être plus indépendant de l'application web utilisée qu'un script de conversion qu'il faudra créé lorsque l'on voudra changer de CMS, par exemple. D'autre part, cela permet d'avoir une sauvegarde humainement compréhensible dans le cas où la sauvegarde principale ne fonctionne plus (je pense notamment à un dump SQL refusant d'être restauré).

Cette sauvegarde devrait être réalisée à la main plutôt que par un logiciel/extension. Je vous rappelle, en effet, qu'un logiciel est forcement buggé (ou insuffisamment testé).

En cas de crash complet, il faudra réinjecter les données à la main dans l'application quand c'est possible et nécessaire (cas des billets d'un blog) ou bien garder ces sauvegardes en souvenir (cas des stats d'un site).

Évidemment, tout cela n'est pas toujours possible selon le volume de données, leur nature, ...

Je vais néanmoins vous donner deux exemples :

WordPress

Le plus important ici, c'est bien évidemment les billets que vous avez publié, voire les commentaires de vos visiteurs.

Pour conserver vos billets, il suffit de créer un bête fichier texte ayant une structure comme celle-ci, par exemple :
Titre :
Auteur (si plusieurs posteurs) :
Date de publication :
Catégories :
Mots-clés :
Contenu :

Il suffit ensuite de remplir ce modèle avec les données issues de l'administration de WordPress et plus précisément de la page vous permettant de modifier les billets. Pensez à sauvegarder les balises HTML, tout quoi.

Pour conserver les commentaires de vos visiteurs, il suffit de créer un bête fichier texte ayant une structure comme celle-ci, par exemple :
Auteur :
Email :
Site Web :
Date :
Contenu :

Il suffit ensuite de remplir ce modèle avec les données issues de l'administration de WordPress et plus précisément de la page vous permettant de modérer les commentaires.

Si les commentaires vous tiennent à cœur et que vous avez un blog à fort trafic, vous pouvez toujours envisager l'écriture d'un script ...

Piwik

Ici, le plus important, c'est les statistiques. Un plugin, PDFReports, permet la création de rapports au format PDF ou HTML. Il peut même vous l'envoyer par mail à une fréquence déterminée.

Si vous n'avez pas sauvegardé vos statistiques et que vous avez installé Piwik il y a peu de temps

Vous pouvez envisager d'utiliser PDFReports. Cliquez sur le lien "Rapports e-mail" dans le header de l’interface web de Piwik. Dans le calendrier, choisissez la période à exporter. Cliquez ensuite sur le lien "Créer et planifier un rapport". Saisissez une description de la sauvegarde. Choisissez "Jamais" dans la liste déroulante "Planification courriel" et décochez "Envoyer à moi". Choisissez HTML comme format du rapport. Choisissez les données que vous souhaitez exporter. Enfin, cliquez sur le bouton "Mettre à jour le rapport". Cliquez sur "Télécharger" pour récupérer le rapport.

Maintenant, pour chaque période que vous souhaitez sauvegarder, cliquez sur le calendrier, choisissez la période et cliquez sur "Télécharger".

Note : Si, quand vous cliquez sur le bouton "Mettre à jour", une ligne "Chargement des données" apparaît mais ne disparait pas ou si votre rapport n'apparait pas dans la liste, pendez à actualiser la page (F5) : ceci est probablement dû à un problème avec le cache.

Néanmoins, les rapports ont une quantité limitée de données (ex. : les 30 derniers mots-clés). Si vous souhaitez outrepasser cela (il faut néanmoins se poser la question de la pertinence de la sauvegarde de ces données supplémentaires vis-à-vis du poids qu'elles vont occuper), regarder ci-dessous.

Si vous n'avez pas sauvegardé vos statistiques et que vous avez installé Piwik il y a longtemps

Il faut utiliser l'API de Piwik pour générer, de manière automatique, un rapport pour une période donnée. Vous pouvez également débloquer la limite de lignes dans chaque rubrique du rapport comme expliqué ci-dessus. Enfin, dans le cas où la création du rapport est impossible depuis l'interface web (je n'ai pas compris pourquoi cela bug chez certains hébergeurs), l'API permet de créer un rapport.

Ces cas d'utilisation sont évoqués, pour plus de clarté, dans un autre billet : Utiliser l’API de Piwik pour générer des rapports

Essayer ses sauvegardes

N'oubliez pas de toujours essayer vos sauvegardes. Si vous avez sauvegardé votre base de données, essayez de la restaurer dans une autre base, si vous avez sauvegardé vos fichiers, essayez-les sur un autre serveur. Ce n'est pas compliqué de se monter un serveur de test local (pour ceux qui n'en ont pas encore et qui effectuent leurs modifications directement sur le serveur de production) : il y a le moyen artisanal (tout installer et configurer à la mano) ou utiliser des logiciels qui font tout à votre place (ex. : WampServer).

Enfin n'oubliez pas :

  • Faites un plan de sauvegarde de vos applications web qui leur correspondent. Il est vain d'appliquer bêtement un modèle donné sans réfléchir aux données que l'on doit sauvegarder.
  • Les sauvegardes, c'est comme le sexe chez les adolescents 😉

Tuto4pc: Le nouveau cheval de Troie d’eoRezo

Les tutoriels, ce n'est pas nouveau. CCM et le Site du Zéro en font depuis de nombreuse années. Des tonnes.

Comment faire du fric rapidement ? Simple ! Publiez des tutoriels assaisonnés d'adware/spyware ! C'est facile et pas très fatiguant:

  • Écrivez quelques tutoriels (c'est à la portée de beaucoup de monde)
  • Allez chercher quelques éditeurs d'adware et spywares (eoRezo et autres).
  • Mélangez, secouez
  • Profitez !

C'est le modèle de Tuto4pc. Et le PDG trouve que ce business-modèle est "innovant". Woao... des spywares dans des tutoriels, putain, c'est révolutionnaire. Ça vaut bien l'introduction en bourse.

Attendez, le plus beau c'est le contrat d'utilisation (J'espère que vous avez l'anus en béton armé pour consulter ces tutoriels):

LES INFORMATIONS COMMUNIQUEES PAR LES UTILISATEURS SERONT CONSERVEES DANS UN FICHIER INFORMATISE APPARTENANT A LA SOCIETE TUTO4PC ET SONT SUSCEPTIBLES D'ETRE COMMUNIQUEES AUX PARTENAIRES COMMERCIAUX DE TUTO4PC, ET/OU A TOUT TIERS

Donc toutes les infos que vous donnez à tuto4pc seront vendus à d'autres entreprises. Attendez, ce n'est pas fini:

L’UTILISATEUR ACCEPTE DE RECEVOIR DE L'TUTO4PC ET/OU DE SES PARTENAIRES DES OFFRES COMMERCIALES SUR SON TELEPHONE PORTABLE PAR SMS OU MMS.

Vous allez donc être pourri de SMS de publicité.

Les dits composants peuvent faire apparaître, sur l'écran de l'Utilisateur, des messages publicitaires ou autres informations de la part d'TUTO4PC ou d’annonceurs tiers

Votre PC aussi.

L’Utilisateur accepte que les services proposés par TUTO4PC associés aux logiciels téléchargés et en particulier les Logiciels TUTO4PC, puissent modifier les paramètres de navigateur WEB (bookmark, page d'accueil, onglet).

En prime, ils vont détourner la page d'accueil de votre navigateur (avec lo.st), bidouiller vos bookmarks et onglets.

TUTO4PC peut être amené à recueillir des informations concernant les adresses des sites internet préalablement visités par l'internaute.

Ils vont piocher allègrement dans votre historique de navigation.

L'Utilisateur autorise les mises à jour et/ou les installations automatiques des Logiciels TUTO4PC et de tout logiciel de sociétés tierces accessibles par l'intermédiaire de TUTO4PC.

Autrement dit TUTO4PC vend votre PC à d'autres sociétés qui pourront installer ce qu'elles veulent dessus. Installez un tutoriel, et vendez votre âme.

Les dits composants restent actifs à tout moment afin de contrôler et d'assurer la fourniture du service de TUTO4PC, et d'autres fonctions telles que celles décrites dans le présent paragraphe.

D'autres fonctions "telles que", mais pas que celles-là ? Lesquelles ?

La responsabilité vis-à-vis de l'utilisateur en matière d'utilisation ou d'utilisation incorrecte des Logiciels TUTO4PC ou d'un logiciel de société tierce accessible par l'intermédiaire des Logiciels TUTO4PC ne saurait en aucun cas être attribuée à TUTO4PC ou à ladite société tierce.
[...]
TUTO4PC et toute société tierce permettant l'accès à son logiciel par l'intermédiaire des Logiciels TUTO4PC n'acceptent aucune responsabilité en ce qui concerne les dommages susceptibles de résulter du téléchargement et/ou de l'utilisation des Logiciels TUTO4PC et/ou de tout logiciel de société tierce accessible par l'intermédiaire des Logiciels TUTO4PC.

Traduction: Si les logiciels installés par Tuto4PC ou ses partenaires vont foutre la merde sur internet, c'est pour votre gueule, c'est vous le responsable.

La société TUTO4PC tranchera souverainement tout litige relatif à l'interprétation du présent règlement. Il ne sera répondu à aucune demande téléphonique concernant l'interprétation ou application du présent règlement.

Une question sur le contrat ? Une contestation ? Allez vous faire foutre. C'est nous qu'on dit comment ça se passe.

Tout ça... pour des tutoriels ? Ils se foutent de notre gueule ?

J'ai regardé le tutoriel Photoshop sur le château dans les nuages, ça ne casse pas 3 pattes à un canard. C'est un bête masque entre deux images.

Franck ROSSET, Président Directeur Général... de quoi ? La société Tuto4PC mentionnée dans le contrat précédent n'existe pas. TutoGroup non plus. Aucune trace dans le registre des sociétés françaises (ou alors j'ai mal cherché). D'ailleurs il n'y a aucun numéro de SIRET sur leur site web. En grattant un peu, on voit que le domaine est domicilié au 14 rue Lincoln, 75008 Paris. Et devinez qui on trouve à la même adresse ? eoRezo, grand pourvoyeur d'adware/spyware ! En fait, tuto4pc n'est qu'un prétexte: C'est qu'une nouvelle voie que cherche eoRezo pour atteindre plus d'ordinateurs. Ils le disent eux-même.

Quand je vois tout le travail fait sur CCM, le SDZ ou les dizaines d'autres sites communautaires depuis plus de 10 ans et les tonnes de tutoriels gratuits sans contrepartie, le modèle économique de tuto4pc me fait gerber. Non pas que je reproche aux gens de gagner de l'argent en écrivant des tutoriels. Pas du tout. Mais carotter l'ordinateur des internautes avec des spyware et piller leur vie privée pour gagner de l'argent, ça c'est minable.

Maintenant on pourra rétorquer que les internautes qui installent ces merdes ont accepté le contrat d'utilisation en toute connaissance de cause, mais personne n'est dupe.

Et non, ce n'est PAS INNOVANT.

(Un grand Merci à Ludovic pour m'avoir donné l'info.)

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Explications :