Critique de jeux vidéo

Table des matières

J'ai eu l’occasion de jouer, plus au moins récemment, à certains jeux vidéo et je souhaite vous faire partager mes impressions sur ceux-ci.

Crysis 2

J'y ai joué en DirectX 9, en ayant mis tous les réglages sur "High" avec excellent logiciel Crysis 2 Advanced Graphics Options. Je n'ai pas testé le jeu en DirectX 10 et encore moins en DirectX 11 avec les textures HD publiées avec le patch 1.9. Je ne commenterai pas l'aspect graphique de ce jeu car je m'en tamponne et je ne suis pas le seul.

Bon déjà, point positif : on a un jeu qui est mieux codé et plus optimisé que ne l'ont été les autres Crysis. Comme quoi c'était possible. Par contre, il y a encore pas mal de bugs que les (trop nombreux) patchs ne corrigent pas. Il n'y a qu'à regarder les forums spécialisés pour s'en convaincre. Pour ma part, je citerai les missiles JAW qui disparaissent des planques de munitions lorsque l'on perd et que la dernière sauvegarde nous ramène avant ceux-ci. À noter par ailleurs une I.A. inégale et perfectible : tantôt trop agressive, tantôt pas assez (les ennemis restent à côté de vous sans bouger alors qu'ils pourraient vous tuer 10 fois avant que vous ne les repériez).

Le scénario est confus et moins intéressant que dans les précédents opus. Même si quand on joue à un FPS on ne doit pas s'attendre à un super scénario recherché, je pense qu'il y a néanmoins un minimum syndical.

Malgré tout, on obtient un jeu sur lequel on a plaisir à passer le temps et à dézinguer des aliens. Dommage que le jeu ait été vendu à la va-vite puis retaper après avec des patchs qui n'en finissent plus. Il faudrait que les éditeurs cessent ces mauvaises pratiques.

Note : Si vous rencontrez l'erreur "This application has failed to start because the application configuration is incorrect. reinstalling the application may fix this problem." lors du lancement de Crysis 2, installez Microsoft Visual C++ 2005 redistributable. Je sais que la version 2008 est installée en même temps que Crysis 2 mais cela ne semble pas suffire. Vu sur Torrentz.

Doom 3 : Resurrection of Evil

Ayant aimé Doom 3, il fallait que je me penche un jour sur cette extension. Une nouvelle histoire, moins prenante que celle de Doom 3, nous ramène sur Mars et nous oblige à nous concentrer sur l'action. Pour cela, nous sommes assistés par 2 nouvelles armes et un gadget : fusil à pompe à double canon (yes !), gravity gun (mouais) et un artefact de l'enfer qui permet de ralentir le temps. À mélanger sans modération pour obtenir l'effet souhaité et passer un bon moment.

Là encore, le scénario est moins bien ficelé que dans Doom 3. Néanmoins, je retiens une extension d'une durée de vie convenable qui nous offre le plaisir de dégommer des monstres de l'enfer à la chaîne.

Harry Potter et les Reliques de la Mort - Première Partie

Je ne vais pas avoir grand-chose à dire. L'adaptation vidéoludique associée aux livres et aux films concernant le célèbre sorcier est un échec (aussi bien en terme de jouabilité qu'en terme de scénario) depuis le 5e volet voir peut-être même le 4e. Et la première partie de ce septième volet ne rattrape pas le niveau. HP7PP est un jeu vidéo qui nous endort en nous proposant des missions ennuyeuses et répétitives et une jouabilité qui laisse vraiment à désirer. Bref, un titre à oublier de toute urgence.

Durée de vie des jeux vidéo

Je souhaite à présent pousser un coup de gueule (ça faisait longtemps) envers la durée de vie des jeux vidéo. Plutôt que de parler d'une seule durée de vie, je préfère distinguer la durée de vie technique de la durée de vie du scénario.

Durée de vie technique

D'un point de vue technique, la durée de vie des jeux vidéo est inégale. Entre les jeux vidéo qui fonctionnent 10 ans après sur une famille de systèmes d'exploitation qui a pas mal évolué entre-temps et les jeux vidéo qui ne fonctionnent même plus trois ans plus tard. En disant ça je pense au jeu vidéo Scarface : The world is yours qui tourne à peu près sous Vista en utilisant le logiciel Dxwmd et qui ne tourne plus du tout sous Windows 7. Dans la même rubrique, on peut citer les premiers jeux vidéo Harry Potter qui présentent de sérieux artefacts graphiques, sous XP, avec du matériel récent.

Le problème est double. D'un côté, le matériel évolue et ne réagit plus de la même façon pour les mêmes calculs demandés. Néanmoins, ces effets peuvent être atténués par les méthodes de développement et c'est là que le problème numéro 2 intervient : les jeux vidéo sont codés à la va-vite sans se soucier de leurs avenirs techniques dans un seul but de limiter le temps de développement et donc la marge à la vente quitte à réparer ensuite avec des patchs si le peuple gronde (ex. : Crysis 2). Ainsi de mauvais choix des bibliothèques partagées utilisées et de mauvais choix d'implémentation sont faits et nuisent à la durée de vie technique des titres. Pourtant quelques astuces permettent d'éviter une obsolescence technique trop rapide : connaissance des mécanismes sous-jacents acquise avec l’expérience, utilisation de bibliothèques partagées qui permettent le dialogue avec le système et de suivre l'évolution du système en mettant à jour la bibliothèque et sans changer le code du jeu, etc. . Je ne sors pas ces bonnes pratiques de mon chapeau mais de l'interview de Ryan C. Gordon, pointure du développement de jeux vidéo sous les plateformes GNU/Linux et Mac OSX, publiée dans le numéro 66 du magazine "Linux pratique".

Durée de vie du scénario

La durée d'un jeu vidéo est comparable à la durée de vie de n'importe quel produit électronique : elle a été calculée, décidée à l'avance par le fabricant. On peut citer ici le fait que le scénario est linéaire, rendant toute envie de rejouer difficile. On peut également citer le fait que la trame principale du jeu est mince et la durée de vie du titre est augmentée de manière artificielle avec des missions bonus (cherche tel ou tel objet, recommence le jeu avec tel ou tel niveau de difficulté, etc ...). On peut également reparler des éditeurs qui ferment les serveurs de jeux tout en ayant interdit les serveurs perso. De cette manière, le titre est inutilisable en mode multijoueur. Toutes ces techniques (et celles que j'ai oubliées de citer comme les systèmes d'activation) permettent de programmer l'obsolescence d'un titre.

Et encore, je ne parle pas des jeux vidéo développés pour un seul système d'exploitation ou bien encore du prix de ces jeux car ce n'est pas le sujet de ce billet.

Il faudrait que les éditeurs de jeux vidéo cessent de prendre les consommateurs pour des imbéciles qui doivent passer en caisse tous les 15 jours. Ils doivent proposer des titres de qualité (scénario, jouabilité, ...) maintenant qu'ils en ont les possibilités techniques. Ils doivent également proposer des durées de vie supérieures et tournants sur plusieurs systèmes d'exploitation. C'est le minimum syndical.

Belle utopie n'est-il pas ? 😛 Et encore, je ne parle pas de distribuer leur création sous une licence libre, on verra ça plus tard : il ne faut pas pousser, quand même.

ÉDIT 28/06/2011 20h40 : haha qu'est ce que je disais à propos de la durée de vie programmée. Désolant.

Aucun commentaire.

Ajoutez votre commentaire